Elle pose ses accras légumes-crevettes et sa Pils sur la table, me fait remarquer qu’un escargot remonte le bac à plantes de La Chope, me dit la bouche pleine qu’elle sort de scène, sans même poser un regard sur mon chien qui pourtant en fait des caisses pour se faire remarquer. Tout ça en (…)
Au préalable, je googlise toujours un peu celle qui partagera un moment avec moi à La Chope. J’avais vu qu’elle serait à Avignon cet été et que sa compagnie s’appelait « Le quadrille des homards ». Ça me turlupinait un nom comme ça. Je comprenais tous les mots, mais pas le sens. Alors, quand (…)
La Chope est ouverte ! Les copains sont la, la tronche réjouie et le verre à la main. La parenthèses merdeuse est finie ! En terrasse, malgré la pluie qui menace, Aimée commande un jus de raisin et me tend une photo en me disant : « Elle s’est construite devant moi. Un moment magique. Elle (…)
« D’où tu viens ? » Rarement j’ai commencé un entretien de la sorte. Quelques gosses jouaient autour de l’arbre de la place Louise-Michel. Günther rongeait un vieux bout bois. Assise sur le banc, Anne-Marie m’a répondu de suite, comme si cette question était primordiale pour comprendre son (…)
14 h. La Chope, vide évidemment. Günther regarde la pluie. Il déprime ce chien. « Tchin Charlotte » devant un verre de whisky d’Arran. Elle regarde mon clebs avec tendresse. Ça le flatte. Elle me parle du sien, avec qui elle a fait Saint-Jacques-de-Compostelle, et de ses deux souris. Elle me (…)
On me l’avait jamais faite celle-là. Depuis mes rencontres à La Chope, on m’avait demandé pas mal de cafés, un certain nombre de bières, des whiskies aussi, mais jamais un Schweppes. C’est pourtant ce qu’avait fait Sarah d’Haeyer. « Bizarre pour une Lilloise » me dit Samir qui passait par (…)
« Un café très serré » me demanda Esther. J’aurais dû m’en douter. Elle était née à Turin. Sa mère était médecin. Son père était journaliste à L’Unità après avoir été résistant à 16 ans au sein des Brigades de Garibaldi en 1942, puis syndicaliste dans un haut fourneau. « J’ai grandi avec deux (…)
Précaires et intermittents occupaient l’Odéon. Merci à eux ! Anne-Frédérique et moi occupions le comptoir de La Chope, toujours fermée depuis de longs mois. Merci Samir pour la clé ! « Le monde est en train se s’assécher. Une société sans spectacle perd de son humanité. Il est grave d’accepter (…)
La semaine dernière, je finissais ma chronique en prenant un bain glacé. Chers lecteurs, faut jamais faire ça ! Je vais pas vous mentir, trop malade pour aller à La Chope, c’est par téléphone que j’interviewais Stéphanie. Dommage, on aurait probablement bien rigolé. C’est d’ailleurs comme ça (…)