Elle pose ses accras légumes-crevettes et sa Pils sur la table, me fait remarquer qu’un escargot remonte le bac à plantes de La Chope, me dit la bouche pleine qu’elle sort de scène, sans même poser un regard sur mon chien qui pourtant en fait des caisses pour se faire remarquer. Tout ça en (…)
Au préalable, je googlise toujours un peu celle qui partagera un moment avec moi à La Chope. J’avais vu qu’elle serait à Avignon cet été et que sa compagnie s’appelait « Le quadrille des homards ». Ça me turlupinait un nom comme ça. Je comprenais tous les mots, mais pas le sens. Alors, quand (…)
La Chope est ouverte ! Les copains sont la, la tronche réjouie et le verre à la main. La parenthèses merdeuse est finie ! En terrasse, malgré la pluie qui menace, Aimée commande un jus de raisin et me tend une photo en me disant : « Elle s’est construite devant moi. Un moment magique. Elle (…)
« D’où tu viens ? » Rarement j’ai commencé un entretien de la sorte. Quelques gosses jouaient autour de l’arbre de la place Louise-Michel. Günther rongeait un vieux bout bois. Assise sur le banc, Anne-Marie m’a répondu de suite, comme si cette question était primordiale pour comprendre son (…)
Mania vient de me quitter. Seul dans La Chope, ne reste d’elle que sa tasse d’Irish coffee sur le comptoir. J’ai pourtant la sensation d’avoir rencontré dix artistes. Mania est plusieurs. Mania, c’est du bagout, une vie mouvementée, de la passion. Mania est l’art et la culture sans frontières, (…)
Tous les matins, de 9 h 30 à 11 h, j’entendais la voix d’Agnès sur France Bleu Nord. Je fantasmais forcement. Pour notre rencontre, j’avais laissé le comptoir de La Chope pour la place Louise-Michel, son banc, son arbre où Günther faisait ses trois gouttes. Quand elle est venue à ma rencontre (…)
14 h. La Chope, vide évidemment. Günther regarde la pluie. Il déprime ce chien. « Tchin Charlotte » devant un verre de whisky d’Arran. Elle regarde mon clebs avec tendresse. Ça le flatte. Elle me parle du sien, avec qui elle a fait Saint-Jacques-de-Compostelle, et de ses deux souris. Elle me (…)
On me l’avait jamais faite celle-là. Depuis mes rencontres à La Chope, on m’avait demandé pas mal de cafés, un certain nombre de bières, des whiskies aussi, mais jamais un Schweppes. C’est pourtant ce qu’avait fait Sarah d’Haeyer. « Bizarre pour une Lilloise » me dit Samir qui passait par (…)
« Un café très serré » me demanda Esther. J’aurais dû m’en douter. Elle était née à Turin. Sa mère était médecin. Son père était journaliste à L’Unità après avoir été résistant à 16 ans au sein des Brigades de Garibaldi en 1942, puis syndicaliste dans un haut fourneau. « J’ai grandi avec deux (…)