Après avoir fait les beaux jours du théâtre du Nord sept saisons durant, parfois contre vents et marées, Christophe Rauck a pris le 1er janvier 2021 la direction du prestigieux théâtre Nanterre-Amandiers. Il embarque dans cette nouvelle aventure Thiphaine Raffier et Julien Gosselin (lauréats des (…)
« L’art de perdre », cette formule un peu sibylline ne désigne ni une martingale pour jeu de poker, ni une secrète combinaison gagnante aux échecs ; quoique... L’Art de perdre dont nous parlerons ici est le titre d’un feuilleton en forme de « théâtre radiovisuel » conçu par Cyril Brisse, Céline (…)
« Mes parents viennent d’Italie. En arrivant à Roubaix, ma mère travaillait à la filature et mon père était maçon. J’ai grandi dans une courée, dans le quartier de l’Alma, rue de la Guinguette. Il y avait Olivia, ma copine portugaise, Momo l’Algérien, Suzan et Raymond qui avaient aidé mes (…)
Il faisait froid dans La Chope désertée en ces temps de Covid. J’avais ramené une bouteille de 3 Monts. J’avais gardé mon cuir, Günther son pull rose, Marie-Pierre son manteau et sa casquette. Elle venait de quitter un tournage. Je l’ai alors laissée causer. C’était facile. Marie-Pierre aime (…)
Après le boxon, que l’on avait mis les copains et moi, Samir avait été sympa de me laisser les clés de la Chope en travaux. Le bar était vide. Ça sentait la peinture fraîche, et j’avais l’impression de faire entrer Florence dans une salle de spectacle vide. C’est elle qui me le fit remarquer. (…)
Au mitan de la scène, un arbre dépourvu de tout feuillage, réduit à sa sombre ramure comme pour mieux figurer l’hiver passager des sentiments amoureux, qui refroidit et grippe les rapports entre Bastien et Bastienne, les deux héros de ce singspiel (théâtre-opéra parlé-chanté) en un acte et sept (…)
Le Caravage ça vous dit certainement quelque chose, peintre de la renaissance italienne, révolutionnaire dans son art, aventurier dans sa vie. Un nom et une œuvre célèbres qui n’ont pas échappé à la sagacité de Tiphaine Raffier, laquelle s’est inspirée d’une toile monumentale du peintre, Les (…)
Non ce n’est pas une nature morte d’un peintre flamand qui s’offre aux yeux du spectateur en attente que débute la pièce Notre père d’Anne-Marie Storme ; juste voit-on sur scène une carafe de vin rouge à moitié vide/à moitié pleine, deux verres à pied, un morceau de pain disposés là sur un (…)
La place Louise-Michel n’est qu’à quelque mètres de La Chope. En son centre, un arbre, celui de Günther. Au pied de celui-ci, un banc, devenu le mien. C’est là où nous étions. Audrey Chapon nous y avait rejoints en cette fin de journée. Audrey est du Nord, mais pas que. Entre sa naissance à (…)