<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://libertehebdo.c-real.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Libert&#233; Hebdo</title>
	<link>https://libertehebdo.c-real.org/</link>
	<description>Libert&#233; Hebdo est un hebdomadaire fran&#231;ais couvrant l'actualit&#233; des Hauts-de-France.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://libertehebdo.c-real.org/spip.php?id_rubrique=7&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Libert&#233; Hebdo</title>
		<url>https://libertehebdo.c-real.org/local/cache-vignettes/L144xH144/siteon0-faa75.png?1789152768</url>
		<link>https://libertehebdo.c-real.org/</link>
		<height>144</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>De militante &#224; festive, 40 ans de Gay Pride en France /+ programme complet de l'&#233;v&#233;nement &#224; Lille</title>
		<link>https://libertehebdo.c-real.org/histoire/article/de-militante-a-festive-40-ans-de-gay-pride-en-france-programme-complet-de-l</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.c-real.org/histoire/article/de-militante-a-festive-40-ans-de-gay-pride-en-france-programme-complet-de-l</guid>
		<dc:date>2023-05-26T10:29:46Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alan Bernigaud</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;N&#233;e aux &#201;tats-Unis en 1970, la manifestation de la communaut&#233; gay est devenue internationale dans les ann&#233;es 80. &#192; l'occasion de l'&#233;dition 2023 de la Lille Pride, ce samedi 27 mai, retour sur un demi-si&#232;cle d'histoire, contre la r&#233;pression et pour la d&#233;fense des droits LGBT*. Marcher dans les rues d'une ville sans avoir peur de se faire frapper, car l'on tient la main d'un.e partenaire du m&#234;me genre. M&#234;me le temps d'une apr&#232;s-midi par an, cette possibilit&#233; a &#233;t&#233; saisie avec fougue par les (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://libertehebdo.c-real.org/histoire/" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.c-real.org/local/cache-vignettes/L113xH150/arton5953-cf4b4.jpg?1789154422' class='spip_logo spip_logo_right' width='113' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;N&#233;e aux &#201;tats-Unis en 1970, la manifestation de la communaut&#233; gay est devenue internationale dans les ann&#233;es 80. &#192; l'occasion de l'&#233;dition 2023 de la Lille Pride, ce samedi 27 mai, retour sur un demi-si&#232;cle d'histoire, contre la r&#233;pression et pour la d&#233;fense des droits LGBT*&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Marcher dans les rues d'une ville sans avoir peur de se faire frapper, car l'on tient la main d'un.e partenaire du m&#234;me genre. M&#234;me le temps d'une apr&#232;s-midi par an, cette possibilit&#233; a &#233;t&#233; saisie avec fougue par les pionnier.e.s de la Gay Pride. &#171; &lt;i&gt;Pour moi c'&#233;tait le plus beau jour de l'ann&#233;e. La Gay Pride &#233;tait &#224; l'&#233;poque un lieu de retrouvailles o&#249; &#8211; m&#234;me si les premi&#232;res ann&#233;es nous n'&#233;tions que quelques milliers &#224; Paris &#8211;, il y avait la notion d'entraide, de partage et &#233;videmment beaucoup de sourires&lt;/i&gt; &#187;, se souvient Didier Lestrade, journaliste, &#233;crivain, figure historique du mouvement gay fran&#231;ais mais aussi de la lutte contre le sida. Le 28 juin 1969, un bar gay &#224; Manhattan, le Stonewall Inn, est la proie d'une violente descente polici&#232;re. Il s'ensuit cinq jours de r&#233;volte dans le quartier de Christopher Street, contre la r&#233;pression des forces de l'ordre. L'ann&#233;e suivante, les premi&#232;res gay prides ont lieu &#224; Chicago, San Francisco, New York et Los Angeles. En France, dix ans plus tard, en juin 1979, la Gay Pride prend place &#224; l'aube de &#171; &lt;i&gt;l'arriv&#233;e de la gauche au pouvoir. C'&#233;tait vraiment un moment g&#233;nial de fraternit&#233;, d'engagement aussi, car il fallait beaucoup de courage. Par contre, il n'y avait pas d'aspect festif comme on le voit aujourd'hui, pas non plus de slogans ou de pancartes. C'&#233;tait juste une marche.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#192; partir de 1995, les sponsors s'accaparent l'&#233;v&#233;nement&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Port&#233;e par cet engouement et des m&#233;dias militants, tels que &lt;i&gt;Le Gai Pied &lt;/i&gt; (devenu &lt;i&gt;Gai Pied Hebdo&lt;/i&gt;), la Pride parisienne voit ses rangs se renforcer d'ann&#233;e en ann&#233;e et logiquement, attirer les marques. &#171; &lt;i&gt;La fin des ann&#233;es 80 marque le d&#233;but de professionnalisation avec des chars commerciaux qui prennent place et des &#233;normes sound systems. L'&#233;v&#233;nement est alors dissoci&#233; de la lutte contre le sida, mais cela va changer en 1990&lt;/i&gt; &#187;, retrace Didier Lestrade. Cofondateur d'Act-Up avec Pascal Loubet et Luc Coulavin, il donne &#224; la Gay Pride une autre dimension, avec un message beaucoup plus politique et de nombreux nouveaux participants, massivement jeunes. &#192; tel point que d'autres Prides sont organis&#233;es en France. Marseille initiant le mouvement en 1994 avant d'&#234;tre suivi la m&#234;me ann&#233;e par Rennes, puis Nantes, Montpellier et Toulouse en 1995, ou encore &#224; Lille, Lyon et Bordeaux l'ann&#233;e suivante. Avec l'Europride de 1995 qui attire 300 000 personnes dans la capitale, les marques commencent &#224; sponsoriser les cort&#232;ges festifs et &#224; en faire un business qui sera critiqu&#233; par les militant.e.s de la premi&#232;re heure. Toutefois, ce d&#233;veloppement attire des foules de plus en plus nombreuses dans une soci&#233;t&#233; qui &#233;volue et le d&#233;but des ann&#233;es 2000 est marqu&#233; par une volont&#233; de renforcer l'aspect festif de l'&#233;v&#233;nement.
En 2001, la manifestation devient la Marche des Fiert&#233;s et se concentre sur l'objectif de la visibilit&#233; des minorit&#233;s sexuelles et de genre. &#171; &lt;i&gt;C'est &#224; ce moment l&#224; que j'ai arr&#234;t&#233; d'aller &#224; la Gay Pride, quand les revendications ont disparu. Il n'y a presque plus de col&#232;re alors qu'&#224; sa naissance apr&#232;s les &#233;v&#233;nements de Stonewall, la Pride &#233;tait une r&#233;action &#224; la haine. La perte d'&#233;quilibre entre message politique et marketing est devenue g&#234;nante&lt;/i&gt;, poursuit Didier Lestrade. &lt;i&gt;Il faut aujourd'hui continuer &#224; se battre pour la pr&#233;vention et l'information ainsi que contre l'instrumentalisation des homosexuels qu'op&#232;re ce gouvernement virant de plus en plus au fascisme.&lt;/i&gt; &#187;
Avec le projet de loi, puis l'adoption du Mariage pour tous en 2013, la politique revient sur le devant de la sc&#232;ne. Les gays friendly viennent en nombre dans les cort&#232;ges et affichent leur soutien face aux attaques des catholiques r&#233;actionnaires et de la droite extr&#234;me de la Manif pour tous. &#171; &lt;i&gt;Je crois que l'avanc&#233;e de la visibilit&#233; des LGBT a cr&#233;&#233; un nouveau type de rejet, ce fameux combat contre l'esprit woke. On pensait que les cathos int&#233;gristes allaient mourir d'eux-m&#234;mes, mais leurs petites forces peuvent emp&#234;cher la pr&#233;vention &#224; l'&#233;cole, la projection de films LGBT, etc. La jeune g&#233;n&#233;ration se focalise sur les questions d'identit&#233; et pr&#244;ne une fluidit&#233; sexuelle tr&#232;s int&#233;ressante, mais le militantisme politique des ann&#233;es 90 s'est perdu et les forces r&#233;actionnaires en profitent.&lt;/i&gt; &#187;
Preuve en est pas plus tard que ce lundi 22 mai, o&#249; apr&#232;s cinq d&#233;gradations en moins de trois mois, le Centre LGBTI de Touraine a &#233;t&#233; attaqu&#233; &#224; l'explosif. Un nouvel acte homophobe qui s'ajoute aux milliers recens&#233;s chaque ann&#233;e. Dans son rapport annuel, SOS Homophobie a relev&#233;, en 2022, une hausse de 27 % de ces attaques, par rapport &#224; 2021.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Plus de 20 000 participant.e.s attendu.e.s &#224; Lille&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour sa 26e &#233;dition ce 27 mai, la Gay Pride de Lille va, pour la premi&#232;re fois, proposer un village s'&#233;talant sur l'ensemble de la place de la R&#233;publique. Trois fois plus grand que lors des derni&#232;res ann&#233;es, il r&#233;unira de 11 h &#224; 20 h pas moins de 36 stands associatifs, commerciaux et de restauration. &#171; &lt;i&gt;Un battle de drag-queens animera les lieux de jusqu'&#224; 14 h, moment o&#249; s'&#233;lancera notre d&#233;fil&#233; dans les rues de Lille&lt;/i&gt;, pr&#233;sente Franck Chiron, pr&#233;sident de l'organisation. &lt;i&gt;C'est un jour pour rappeler &#224; chacun que l'on doit &#234;tre fier de qui l'on est.&lt;/i&gt; &#187; Des concerts et des prises de paroles auront lieu pour m&#234;ler &#171; &lt;i&gt;les concepts festifs et engag&#233;s de la Pride. Tout le monde est convi&#233;&lt;/i&gt;, rappelle Franck Chiron.&lt;i&gt; Quand on partage des moments forts comme &#231;a, les gens se rapprochent. Notre seule diff&#233;rence est sexuelle&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Ce week-end&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un programme haut en couleurs va animer les rues de Lille pendant tout le week-end afin de soutenir la cause LGBT. C'est un rendez-vous important pour lutter contre les discriminations.
&lt;strong&gt;Les festivit&#233;s commenceront d&#232;s ce vendredi &#224; 18 h&lt;/strong&gt; avec plusieurs soir&#233;es organis&#233;es dans diff&#233;rents bars de la ville. C'est samedi que la Pride battra son plein. Un village sera install&#233; place de la R&#233;publique &#224; partir de 11h et comprendra 36 stands. Des DJ assureront l'ambiance durant toute la journ&#233;e. &lt;strong&gt;Une marche des fiert&#233;s partira de la place &#224; 14h&lt;/strong&gt;, pour faire le tour du quartier avant de revenir aux stands du village. Un pique-nique g&#233;ant cl&#244;turera la journ&#233;e. Dimanche, les festivit&#233;s se poursuivront dans les bars de la ville. Le programme pouvant changer &#224; tout moment, nous vous conseillons de suivre l'actualit&#233; de la Pride sur &lt;a href='https://libertehebdo.c-real.org/lillepride.org.' class=&#034;spip_url&#034;&gt;lillepride.org.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3661 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://libertehebdo.c-real.org/docrestreint.api/3661/51264723d993b3e44c72fd0269b06e7a8234bc76c16f6a3120015a81a459e7b0/jpg/lh1586_p18_gaypride_lille.jpg&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.c-real.org/local/cache-vignettes/L500xH375/lh1586_p18_gaypr-d24374e5-7bdb8.jpg?1789154423' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;Programme complet :&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Vendredi 26 Mai &gt; 18h : &#8211; lancement officiel du week-end pride avec Le grand bingo drag au profit du collectif Lille pride au Kitchen Market (27 Rue des Tanneurs)
&#8211; Bayard (153 Rue Nationale) : R&#233;tro Disco 90&#8242;
&#8211; Kokalan (37 Rue Royale) : Dj set funk disco By Luxia
&#8211; Privil&#232;ge (2 Rue Royale) : Before Jungle Flowers Dj Morgan Klein
&#8211; Silom bar (138 Rue Nationale) : Transformiste Night, Dj SET
&#8211; Aux Bains : La before c'est aux Bains, d&#233;s 20h, Pool Party ! Cocktail et nombreux lots offerts .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Samedi 27 mai :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; 11h : &lt;strong&gt;Village Pride place de la R&#233;publique &#224; Lille&lt;/strong&gt;
Au programme : Dj's, spectacles, Drag-Show, prises de parole, 36 stands, buvette, restauration et food-truck, associations et commerces. Le Village reste ouvert pendant toute la marche.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 14h : &lt;strong&gt;Marche des fiert&#233;s depuis le Village Pride&lt;/strong&gt; (place de la R&#233;publique) puis retour pour les animations.
&lt;div class='spip_document_3660 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://libertehebdo.c-real.org/docrestreint.api/3660/216ce178c9d45c72f96e1311ebbefd5d1401698245071bfd1651eb08f956fbda/png/parcours_de_la_pride.png&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.c-real.org/local/cache-vignettes/L500xH474/parcours_de_la_p-0ee9847d-194a0.png?1789154424' width='500' height='474' alt='' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 18h : &lt;strong&gt;4 soir&#233;es officielles pride&lt;/strong&gt; (entr&#233;e gratuite)
&#8211; Silom bar (138 Rue Nationale) : Show GOGO, Dj SET
&#8211; Privil&#232;ge (2 Rue Royale) : Jungle Flowers Dj's Nicox &amp; Morgan Klein
&#8211; Kokalan (37 Rue Royale) : Happy night, Dj set &#233;lectro By Banana smoothie
&#8211; Bayard (153 Rue Nationale) : Soir&#233;e Anges &amp; D&#233;mons&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 19h : &lt;strong&gt;Pique-nique des Flamands Roses&lt;/strong&gt; (en ext&#233;rieur) puis soir&#233;e associative au centre LGBTQIFA+ &#171; J'En Suis, J'Y Reste &#187;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 00h &#8211; 06h : &lt;strong&gt;Cl&#244;ture officielle au Slalom&lt;/strong&gt; (84, Rue de Tr&#233;vise)
Entr&#233;e de 10&#8364; &#224; 15&#8364; hors frais&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Dimanche 28 mai :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; 18h :&lt;strong&gt; 3 soir&#233;es&lt;/strong&gt; (entr&#233;e gratuite)
&#8211; Kokalan (37 Rue Royale) : Candy night 80's
&#8211; Privil&#232;ge (2 Rue Royale) : Ap&#233;ro Drag Show Birdy Leeen &amp; Miss Coco, Suivi de Dj Cutink
&#8211; Silom bar (138 Rue Nationale) : Drag Battle Lip Sync, Dj SET
&#8211; Aux Bains : L'after ! c'est aux Bains Ouverture exceptionnelle d&#233;s midi , Barbecue g&#233;ant offert sur l'une de nos 3 terrasses.
&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>1943 : ami entends-tu le &#8220;Chant des partisans&#8221; ?</title>
		<link>https://libertehebdo.c-real.org/histoire/article/1943-ami-entends-tu-le-chant-des-partisans</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.c-real.org/histoire/article/1943-ami-entends-tu-le-chant-des-partisans</guid>
		<dc:date>2023-05-09T00:31:39Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain Bradfer</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Qui conna&#238;t Anna Marly ? Une jeune femme n&#233;e &#224; Petrograd en 1917, dont la famille, comme beaucoup de Russes &#171; blancs &#187; s'exila sur la C&#244;te d'Azur en 1921. C'est elle qui &#233;crira les notes de l'hymne culte de la R&#233;sistance. Tout est parti d'une rencontre. Anne Marly a &#233;pous&#233; le baron van Doorn en 1939 et passe d'un exil &#224; l'autre en rejoignant Londres o&#249; elle s'engage comme cantini&#232;re des Forces fran&#231;aises libres. La jeune femme, qui a appris quelques rudiments de composition avec Serge (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://libertehebdo.c-real.org/histoire/" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.c-real.org/local/cache-vignettes/L150xH109/arton5913-9ef1e.png?1789154424' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='109' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Qui conna&#238;t Anna Marly ? Une jeune femme n&#233;e &#224; Petrograd en 1917, dont la famille, comme beaucoup de Russes &#171; blancs &#187; s'exila sur la C&#244;te d'Azur en 1921. C'est elle qui &#233;crira les notes de l'hymne culte de la R&#233;sistance.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tout est parti d'une rencontre. Anne Marly a &#233;pous&#233; le baron van Doorn en 1939 et passe d'un exil &#224; l'autre en rejoignant Londres o&#249; elle s'engage comme cantini&#232;re des Forces fran&#231;aises libres. La jeune femme, qui a appris quelques rudiments de composition avec Serge Prokofiev, r&#234;ve d'une carri&#232;re musicale et se produit sur sc&#232;ne ou &#224; la BBC avec une chanson &#233;crite &#224; la gloire des partisans russes en lutte contre l'invasion allemande. Nous sommes en 1943.
Quelques mois auparavant, &#224; la fin de 1942, Emmanuel d'Astier de la Vigerie a entendu Anna Marly lors d'une soir&#233;e londonienne. Cet &#233;crivain et journaliste avait adh&#233;r&#233; l'Action fran&#231;aise dans ses ann&#233;es lyc&#233;ennes, mais a rompu avec sa famille et l'extr&#234;me-droite en ralliant le compagnonnage communiste et la R&#233;sistance, avant de rejoindre De Gaulle &#224; Londres via l'Espagne. Il a retenu l'air sans comprendre les paroles et en parle &#224; Andr&#233; Gillois, animateur de radio. La m&#233;lodie &#233;crite par Anna Marly devient l'indicatif siffl&#233; de son &#233;mission &#171; Honneur et Patrie &#187; et passe admirablement le brouillage des antennes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Unir et f&#233;d&#233;rer par un appel &#224; l'insurrection en musique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Partant du principe que l'on ne gagne une guerre qu'avec des chansons, d'Astier de la Vigerie demande &#224; Joseph Kessel et son neveu Maurice Druon d'&#233;crire des paroles susceptibles de galvaniser les troupes r&#233;sistantes. Il ajoute un imp&#233;ratif &#224; la commande : il faut donner l'impression que le chant sort du maquis. La version Druon-Kessel est revue &#224; la marge par d'Astier et est interpr&#233;t&#233;e pour la premi&#232;re fois par Germaine Sablon, compagne de Joseph Kessel. On l'entend dans &#171; Three Songs About Resistance &#187; du cin&#233;aste br&#233;silien Alberto Cavalcanti.
Les actions de sabotage se multiplient sur le terrain, mais morcel&#233;e en 248 mouvements et 40 r&#233;seaux, la r&#233;sistance est d&#233;daign&#233;e dans un premier temps par le militaire De Gaulle qui se m&#233;fie de ces &#233;l&#233;ments incontr&#244;l&#233;s. Jean Moulin et d'Astier de la Vigerie convainquent alors le g&#233;n&#233;ral de la n&#233;cessit&#233; d'organiser ces initiatives spontan&#233;es. L'id&#233;e des Mouvement unis de R&#233;sistance (MUR) sous une direction unique na&#238;t &#224; Londres en janvier 1943. &#192; charge pour Jean Moulin, &#233;missaire de De Gaulle, de mettre l'organisation en place. Une r&#233;union se tient le 27 mai rue du Four, &#224; Paris, sous la direction de l'envoy&#233; du g&#233;n&#233;ral. S'y retrouvent huit mouvements, six tendances politiques (des communistes aux d&#233;mocrates populaires) et deux syndicats (la CGT et la CFTC). Le Conseil national de la R&#233;sistance (CNR) &#8211; qui constituera le socle des r&#233;formes sociales dont nous b&#233;n&#233;ficions toujours &#8211; est n&#233; ce jour-l&#224;. L'essentiel est acquis : toutes les composantes de l'insurrection arm&#233;e sont d&#233;sormais f&#233;d&#233;r&#233;es et font all&#233;geance &#224; De Gaulle pour &#171; pr&#233;parer en pleine lucidit&#233; et en pleine ind&#233;pendance, la renaissance de la patrie d&#233;truite, comme des libert&#233;s r&#233;publicaines d&#233;chir&#233;es. &#187;
Mais Jean Moulin tombe le 8 juillet dans un traquenard qui le conduira &#224; sa perte dans les ge&#244;les de la Gestapo. De Gaulle ne lui trouve alors de meilleur successeur que d'Astier de la Vigerie, qui regagne la France avec, dans ses bagages, le texte du &#171; Chant des partisans &#187; dont il entend faire l'hymne de la R&#233;sistance. Au m&#234;me moment, c'est une d&#233;cision du gouvernement de Vichy qui va paradoxalement &#233;toffer et consolider les maquis. Une loi du 4 septembre 1942 instaure un Service du travail obligatoire (STO) qui prend la suite de la &#171; Rel&#232;ve &#187;, institu&#233;e au d&#233;but de l'ann&#233;e, pour &#233;changer le retour de prisonniers de guerre contre l'envoi d'une main d'&#339;uvre fran&#231;aise dans les usines allemandes.
Les Fran&#231;ais ren&#226;clent et l'&#233;chec est constat&#233; autant par les Allemands que par Vichy. Pierre Laval, chef du gouvernement, &#233;dicte alors la loi du 16 f&#233;vrier 1943 qui modifie les crit&#232;res de recrutement : tous les hommes n&#233;s entre 1920 et 1922 sont r&#233;quistionnables pour &#234;tre envoy&#233;s dans les usines allemandes. La mise en place du STO aura l'effet inverse de celui recherch&#233; : ces jeunes hommes vont enrichir les rangs des insurg&#233;s, sans attendre &#171; la derni&#232;re heure &#187;. Les pr&#233;occupations du moment ont repouss&#233; l'ambition d'Emmanuel d'Astier de la Vigerie, de faire du Chant des partisans un hymne n&#233;e dans les maquis, sans en mentionner les noms des auteurs ou de la compositrice. Ce n'est qu'&#224; la Lib&#233;ration que la chanson sera diffus&#233;e et conna&#238;tra un succ&#232;s plan&#233;taire. Hommage &#224; Anna Marly, morte aux &#201;tats-Unis en 2006, dans un total oubli.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3616 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.c-real.org/local/cache-vignettes/L436xH710/capture_d_e_cran-0922713e-57211.png?1789154424' width='436' height='710' alt='' /&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; C'est honteux et scandaleux &#187; s'indigne l'une de ses filles</title>
		<link>https://libertehebdo.c-real.org/histoire/article/c-est-honteux-et-scandaleux-s-indigne-l-une-de-ses-filles</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.c-real.org/histoire/article/c-est-honteux-et-scandaleux-s-indigne-l-une-de-ses-filles</guid>
		<dc:date>2023-04-21T11:51:21Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nils Wilcke</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le mime Marceau, Marcel Mangel de son vrai nom, le plus c&#233;l&#232;bre mime fran&#231;ais, aurait f&#234;t&#233; ses 100 ans le 22 mars. L'artiste mondialement connu , et qui v&#233;cu &#224; Lille, est revenu dans l'actualit&#233; &#224; l'Assembl&#233;e nationale deux jours auparavant, en plein d&#233;bat sur la r&#233;forme des retraites. Le 20 mars, alors que les d&#233;put&#233;s examinent les motions de censure contre le gouvernement Borne, la pr&#233;sidente du groupe macroniste, Aurore Berg&#233;, compare le Rassemblement national &#224; l'acteur : &#171; Tel le mime (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://libertehebdo.c-real.org/histoire/" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.c-real.org/local/cache-vignettes/L150xH85/arton5873-81df2.png?1789154424' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='85' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le mime Marceau, Marcel Mangel de son vrai nom, le plus c&#233;l&#232;bre mime fran&#231;ais, aurait f&#234;t&#233; ses 100 ans le 22 mars. L'artiste mondialement connu , et qui v&#233;cu &#224; Lille, est revenu dans l'actualit&#233; &#224; l'Assembl&#233;e nationale deux jours auparavant, en plein d&#233;bat sur la r&#233;forme des retraites. Le 20 mars, alors que les d&#233;put&#233;s examinent les motions de censure contre le gouvernement Borne, la pr&#233;sidente du groupe macroniste, Aurore Berg&#233;, compare le Rassemblement national &#224; l'acteur : &#171; &lt;i&gt;Tel le mime Marceau, vous gesticulez, mais vous ne parlez pas, parce qu'on vous demande de vous taire !&lt;/i&gt; &#187; d&#233;clare la politicienne, sous les hu&#233;es du parti de Marine Le Pen et d'une partie de la gauche...
La phrase ne passe pas non plus aupr&#232;s de la famille : &#171; &lt;i&gt;C'est honteux et scandaleux&lt;/i&gt; &#187;, d&#233;plore Camille Marceau, l'une des deux filles du mime, aupr&#232;s de Libert&#233; Hebdo. Elle apprend ce qu'elle qualifie d'&#171; instrumentalisation &#187; lors de notre appel. &#171; &lt;i&gt; Cela d&#233;note un manque de culture terrifiant&lt;/i&gt; &#187;, ajoute-t-elle. Car avant d'&#234;tre mime, Marcel Marceau a &#233;t&#233; un R&#233;sistant, au sein des Francs-tireurs et partisans (FTP). N&#233; &#224; Strasbourg d'une famille juive, il s'occupe d'enfants juifs cach&#233;s pendant la guerre et participe m&#234;me &#224; la fuite d'une trentaine d'entre eux vers la fronti&#232;re suisse. Les propos de la d&#233;put&#233;e Berg&#233;, qui fait partie du petit cercle du pr&#233;sident de la R&#233;publique, sont jug&#233;s d'autant plus &#171; impardonnables &#187; par la famille.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;A la d&#233;couverte de Lille et de Charlot&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Une partie de la gauche a condamn&#233; les propos d'Aurore Berg&#233;, tels le d&#233;put&#233; europ&#233;en &#233;cologiste David Cormand ou encore l'ex-ministre PS Dominique Bertinotti. Loin de se d&#233;monter, la d&#233;put&#233;e macroniste a publi&#233; la vid&#233;o de son intervention sur Twitter.
&#171; &lt;i&gt;En m&#234;me temps, c'est int&#233;ressant comme une figure comme Marceau peut &#234;tre brandie &#224; des fins politiques&lt;/i&gt; &#187;, observe sa fille Camille, auteure avec sa soeur Aur&#233;lia d'une autobiographie de leur p&#232;re parue d&#233;but avril&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Mime Marceau, &#171; Histoire de ma vie &#187;, Aur&#233;lia et Camille Marceau, &#233;ditions (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#171; &lt;i&gt;On le r&#233;duit &#224; un clown, un pantomime du 19e un peu vieillot, alors qu'il sculptait l'espace avec son corps. Il pouvait incarner tout l'univers, explique Camille Marceau. Sur sc&#232;ne, il pouvait devenir poisson, plante, femmes, hommes et ce, malgr&#233; le plateau nu et l'espace vide. C'&#233;tait le magicien du silence&lt;/i&gt; &#187;.
Le c&#233;l&#232;bre mime a d'ailleurs une relation tout particuli&#232;re avec le Nord de la France, et notamment Lille. L'histoire m&#233;rite d'&#234;tre connue. La famille s'installe dans la capitale des Flandres en septembre 1928 au 48, rue de la Vignette chez une tante d&#233;nomm&#233;e Fanny, pour des raisons professionnelles. L'&#233;l&#233;gant immeuble aux petites briques rouges, typique des ann&#233;es 20, existe toujours.
&#192; 4 ans, le petit Marcel d&#233;couvre Charlie Chaplin gr&#226;ce &#224; sa tante dans un cin&#233;ma de Lille. Pour la petite histoire, celle-ci se trompe de salle et l'enfant pleure devant un m&#233;lodrame. C'est son p&#232;re qui l'emm&#232;ne quelque temps plus tard voir &#171; Le cirque &#187;. Une r&#233;v&#233;lation. &#171; &lt;i&gt;Curieusement, il est &#233;crit que c'est sa tante qui l'a initi&#233; &#224; Charlot mais c'est son p&#232;re, ce n'est pas anodin, cette transmission&lt;/i&gt; &#187;, raconte Camille Marceau. &#171; &lt;i&gt;Comme son p&#232;re a &#233;t&#233; d&#233;port&#233; apr&#232;s avoir &#233;t&#233; d&#233;nonc&#233;, Charlot l'a hant&#233; toute sa vie.&lt;/i&gt; &#187; L'enfant fait ses d&#233;buts au jardin d'enfants &#224; la m&#234;me p&#233;riode. &#171; Pour lui, c'est la fin de l'enfance, il en parlera toujours avec nostalgie &#187;, selon sa fille. Quelque temps plus tard, sa famille retourne &#224; Strasbourg et sa tante se mariera. Livre, documentaire, expositions... Les filles Marceau tiennent &#224; honorer la m&#233;moire de leur p&#232;re pour le centenaire de sa naissance. &#171; &lt;i&gt;Son autobiographie, c'est un manuscrit qu'il nous a confi&#233; avant sa mort, il avait tout tap&#233; &#224; la machine, il nous en lisait des passages&lt;/i&gt; &#187;, se souvient Camille Marceau, qui a accompagn&#233; son p&#232;re sur sc&#232;ne quand elle &#233;tait enfant avant de devenir elle-m&#234;me r&#233;alisatrice et plasticienne. &#171; &lt;i&gt;J'ai mis tr&#232;s longtemps &#224; faire mon deuil, je suis tomb&#233;e dans une faille spatio-temporelle. Mon p&#232;re &#233;tait un artiste total, c'est important de lui rendre hommage comme il le m&#233;rite.&lt;/i&gt; &#187; Et de condamner toute tentative d'instrumentalisation politique visant le mime Marceau : &#171; &lt;i&gt;Son silence est un cri pour la libert&#233; de l'Homme contre l'injustice&lt;/i&gt; &#187;, conclut Camille Marceau.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;Courte biographie de Bip le clown&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Marcel Marceau, de son vrai nom Marcel Mangel, est n&#233; le 22 mars 1923 &#224; Strasbourg et mort le 22 septembre 2007 &#224; Cahors. Il a connu une c&#233;l&#233;brit&#233; internationale avec son personnage BIP roi qu'il a cr&#233;&#233; en 1947. Le parcours de Marcel Marceau ne se limite pas &#224; l'art du mime. En effet, pendant la Seconde Guerre mondiale, il rejoint la R&#233;sistance au sein des Francs-tireurs et partisans &#224; l'&#226;ge de 19 ans. Sous le pseudonyme de &#171; Marceau &#187;, il prend part &#224; de nombreuses actions et il contribue &#224; sauver des dizaines d'enfants juifs. Son histoire est relat&#233;e dans le film documentaire L'Art du silence, r&#233;alis&#233; par Maurizius Staerkle Drux.
&#201;l&#232;ve d'&#201;tienne Decroux, qui souhaitait renouer avec la grande tradition du mime, celle de Deburau, Marcel Marceau s'est impos&#233; comme un grand soliste silencieux et un prestigieux technicien du langage par gestes.
En 1926, avec sa famille il s'installe &#224; Lille. &#192; cette &#233;poque, il d&#233;couvrira l'univers du cin&#233;ma et les films de Charlie Chaplin. L'influence du personnage sur le jeune Marcel est immense et ne le quittera plus durant toute sa vie. Lui- m&#234;me inspira le fameux pas de danse de Michael Jackson : le moonwalk.
2023, marque le 100e anniversaire de sa naissance.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Mime Marceau, &#171; Histoire de ma vie &#187;, Aur&#233;lia et Camille Marceau, &#233;ditions Actes Sud&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Jules Verne, Ami&#233;nois d&#233;finitif !</title>
		<link>https://libertehebdo.c-real.org/histoire/article/jules-verne-amienois-definitif</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.c-real.org/histoire/article/jules-verne-amienois-definitif</guid>
		<dc:date>2023-04-03T08:33:44Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois MILAN</dc:creator>


		<dc:subject>Somme</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 24 mars 1905, l'&#233;crivain Jules Verne d&#233;c&#233;dait au 44 du boulevard qui porte aujourd'hui son nom (jadis, il s'agissait du boulevard de Longueville). Car, est-il n&#233;cessaire de le rappeler, il est le plus ami&#233;nois des Nantais. N&#233; &#224; Nantes 8 f&#233;vrier 1828, il est d&#233;c&#233;d&#233; dans la capitale picarde le 24 mars 1905 et fut enterr&#233; au cimeti&#232;re de La Madeleine. En cette ann&#233;e 2023, on c&#233;l&#232;bre la 118e ann&#233;e de sa mort. Cela, tous les habitants d'Amiens - ou presque - le savent, mais d'autres le (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://libertehebdo.c-real.org/histoire/" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://libertehebdo.c-real.org/mot/somme" rel="tag"&gt;Somme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.c-real.org/local/cache-vignettes/L150xH117/arton5805-b646c.png?1789154424' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='117' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 24 mars 1905, l'&#233;crivain Jules Verne d&#233;c&#233;dait au 44 du boulevard qui porte aujourd'hui son nom (jadis, il s'agissait du boulevard de Longueville). Car, est-il n&#233;cessaire de le rappeler, il est le plus ami&#233;nois des Nantais. N&#233; &#224; Nantes 8 f&#233;vrier 1828, il est d&#233;c&#233;d&#233; dans la capitale picarde le 24 mars 1905 et fut enterr&#233; au cimeti&#232;re de La Madeleine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En cette ann&#233;e 2023, on c&#233;l&#232;bre la 118e ann&#233;e de sa mort. Cela, tous les habitants d'Amiens - ou presque - le savent, mais d'autres le savent un peu plus que d'autres. C'est le cas de Daniel Comp&#232;re, 75 ans, retrait&#233; de l'enseignement (sp&#233;cialiste de la litt&#233;rature du XIXe si&#232;cle - dont Jules Verne -, il fut longtemps professeur &#224; La Sorbonne, &#224; Paris).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un &#233;crivain de genre ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; Enfant, mes parents me parlaient de Jules Verne ; puis, je fus surpris qu'au coll&#232;ge, et au lyc&#233;e, car on ne l'&#233;voquait jamais, on ne trouve pas non plus son nom dans le Lagarde et Michard &#187;, explique Daniel Comp&#232;re. &#171; Peut-&#234;tre jugeait-on qu'il &#233;tait un &#233;crivain inint&#233;ressant ; un &#233;crivain de genre. &#187; &#192; 18 ans, il lit tout ce qu'il trouve sur le cr&#233;ateur de L'&#206;le myst&#233;rieuse, accumule de la documentation. Tr&#232;s vite, &#231;a se sait ; des passionn&#233;s viennent le voir. En 1972, il ouvre un centre de documentation d&#233;volu au romancier. Un peu plus tard la principale maison de ce dernier, situ&#233;e au 2 de la rue Charles-Dubois, est &#224; vendre. La municipalit&#233; de Ren&#233; Lamps en fait l'acquisition. &#171; Tout ce que j'avais accumul&#233; sur lui, je l'ai d&#233;pos&#233; dans cette demeure. &#187; Le lieu s'enrichit de la collection de Gondolo della Riva, un Italien aficionado de l'&#339;uvre de l'auteur nantais-ami&#233;nois. &#171; Il avait de l'argent ; il avait donc eu la chance de voyager d'acheter tout ce qu'il trouvait - affiches, mobilier, documents, etc. - &#224; propos du ma&#238;tre, dont le bureau d'Hetzel &#187;, confie Daniel Comp&#232;re. &#171; Il souhaitait alors vendre sa collection qui fut donc accueillie ici. D'o&#249; l'essor de la Maison de Jules-Verne, notamment sous l'impulsion de Bernard Sinoquet qui &#339;uvrait &#224; la biblioth&#232;que ; aujourd'hui, le site d&#233;pend du mus&#233;e. &#187; Un essor qui n'a cess&#233; depuis, en t&#233;moigne le succ&#232;s du parcours Aronnax. &#171; C'&#233;tait la volont&#233; d'Alain Gest, adjoint au maire, pr&#233;sident de l'agglom&#233;ration Amiens-M&#233;tropole, que Jules Verne soit pr&#233;sent dans les rues d'Amiens &#187;, r&#233;sume Daniel Comp&#232;re. Au total, dix-huit lieux (ses maisons, le th&#233;&#226;tre, le cirque, le mus&#233;e, la Caisse d'&#233;pargne, etc.) marqu&#233;s, balis&#233;s avec des bornes, des panneaux, des photos, des textes de pr&#233;senta- tion approfondis gr&#226;ce &#224; des QR codes &#233;tay&#233;s par des lectures r&#233;alis&#233;es par le com&#233;dien et metteur en sc&#232;ne Jean-Michel Noirey. &#171; &#199;a marche tr&#232;s bien : 50 000 visiteurs en un an d'existence. Nouveaut&#233; cette ann&#233;e : la mise en &#339;uvre des voyages inclusifs qui se d&#233;roulent, gr&#226;ce &#224; l'accompagnement d'un m&#233;diateur, comme une visite guid&#233;e sur mesure. &#187; Autre preuve : l'importante exposition autour de Vingt Mille Lieues sous les mers qui sera mise en place au mus&#233;e tout l'&#233;t&#233; et jusqu'&#224; la fin octobre.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Sous le charme du Crotoy&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;On est en droit de se demander ce qui a tant rapproch&#233; le c&#233;l&#232;bre polygraphe breton de la Picardie. En fait, tout commence par sa venue &#224; Amiens en 1856 &#224; la faveur du mariage d'un ami. Il tombe follement amoureux d'Honorine Devianne, n&#233;e &#224; Vesoul d'un p&#232;re militaire en fonction dans la capitale picarde ; elle est la s&#339;ur de la jeune &#233;pouse. Rapidement, ils se marient, r&#233;sident &#224; Paris d&#232;s 1865. &#192; la suite d'un probl&#232;me de sant&#233;, les m&#233;decins de Jules Verne lui conseillent de se soigner au bord de la mer. Il tombe sous le charme du Crotoy, petit port de p&#234;che de la Baie de Somme ; il y ach&#232;te une maison et y installe sa famille. Deux ans plus tard, Il rencontre l'&#233;diteur Hetzel qui l'incite &#224; &#233;crire une s&#233;rie de romans &#233;ducatifs et de voyages. Jules s'att&#232;le &#224; la t&#226;che en accumulant les allers-retours entre Le Crotoy et Paris. Survient la guerre de 1870 qui le conduit &#224; acheter une maison au 23 du boulevard de Guyencourt, &#224; Amiens. En 1872, il est accueilli par l'Acad&#233;mie d'Amiens o&#249;, un an plus tard, il lit quelques chapitres du Tour du monde en quatre-vingts jours en guise de dis- cours. &#192; partir de l&#224;, il devient une personnalit&#233; ami&#233;noise, adh&#232;re &#224; la Soci&#233;t&#233; d'horticulture, &#224; la Soci&#233;t&#233; industrielle, etc. 1873 : il d&#233;m&#233;nage au 44 du boulevard Longueville, avant de s'installer, en 1882, rue Charles-Dubois.
Son int&#233;gration se confirme avec l'amiti&#233; qui le lie, lui le r&#233;publicain plut&#244;t de droite, au radical plut&#244;t de gauche Fr&#233;d&#233;ric Petit. Ce dernier incite Verne &#224; se pr&#233;senter aux &#233;lections municipales sur sa liste. Il est &#233;lu, se voit confier les affaires culturelles et sociales (f&#234;tes, th&#233;&#226;tre, noms des rues, aides diverses, etc.). La politique lui r&#233;ussit bien puisqu'il sera quatre fois r&#233;&#233;lu : en 1892, 1896 et 1900. Le 23 juin 1889, ce sera lui qui inaugurera le cirque en dur. &#171; Une belle mandature &#187;, commente Daniel Comp&#232;re avant de citer ses cinq livres pr&#233;f&#233;r&#233;s de Jules : Le Tour du monde en quatre-vingts jours, Vingt Mille Lieues sous les mers, Voyage au centre de la Terre, Le Ch&#226;teau des Carpathes et Michel Strogoff, &#171; &#224; lire en ce moment pour mieux comprendre la guerre en Ukraine &#187;. D'une modestie qui l'honore, Daniel Comp&#232;re oublie de citer ses excellents ouvrages qui, pourtant, font autorit&#233; chez les Verniens : La vie ami&#233;noise de Jules Vernes (CRDP, 1985), La science romanesque de Jules Verne (&#233;d. Encrage, 2014) et aussi un num&#233;ro de la revue Nord consacr&#233; &#224; son romancier f&#233;tiche, en 2018. De quoi vous faire oublier les lacunes du Lagarde et Michard.&lt;/p&gt;
&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;Daniel Comp&#232;re, expert et passionn&#233; de Jules Verne&lt;/h4&gt;&lt;div class='spip_document_3472 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.c-real.org/local/cache-vignettes/L500xH254/capture_d_e_cran-a6922d45-95d28.png?1789154425' width='500' height='254' alt='' /&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;Toute une histoire :&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;8 f&#233;vrier 1828&lt;/strong&gt; : Jules Verne na&#238;t &#224; Nantes.
&lt;strong&gt;1856&lt;/strong&gt; : Il d&#233;couvre Amiens &#224; la faveur du mariage d'un ami.
&lt;strong&gt;1862&lt;/strong&gt; : Il rencontre l'&#233;diteur Jules Hetzel (1814-1886).
&lt;strong&gt;1865&lt;/strong&gt; : Afin de se soigner, il s&#233;journe au Crotoy.
&lt;strong&gt;1871&lt;/strong&gt; : Il s'installe au 23 du boulevard de Guyencourt, &#224; Amiens.
&lt;strong&gt;1872&lt;/strong&gt; : Il est accueilli &#224; l'Acad&#233;mie d'Amiens.
&lt;strong&gt;1873&lt;/strong&gt; : Il s'installe au 44, boulevard Longueville qui porte aujourd'hui son nom.
&lt;strong&gt;1882&lt;/strong&gt; : Il ach&#232;te la maison du 2, rue Charles- Dubois qui deviendra La Maison de Jules Verne.
&lt;strong&gt;1888 &lt;/strong&gt; : Il est &#233;lu conseiller municipal &#224; Amiens.
&lt;strong&gt;1889&lt;/strong&gt; : Il inaugure le cirque.
&lt;strong&gt;24 mars 1905&lt;/strong&gt; : Il meurt dans sa maison du 44, boulevard Longueville.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Gustave Ansart : La plume et le marteau</title>
		<link>https://libertehebdo.c-real.org/histoire/histoire-du-pcf/article/gustave-ansart-la-plume-et-le-marteau</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.c-real.org/histoire/histoire-du-pcf/article/gustave-ansart-la-plume-et-le-marteau</guid>
		<dc:date>2023-03-27T12:07:29Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Nord</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;N&#233; dans le quartier populaire du &#171; Pile &#187; &#224; Roubaix, Gustave Ansart &#233;tait le deuxi&#232;me enfant d'une famille ouvri&#232;re. Lui-m&#234;me ouvrier m&#233;tallurgiste engag&#233; dans la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts du monde du travail. Il adh&#232;re au syndicat CGT et au PCF dont il deviendra un des dirigeants. D&#233;put&#233; du Nord, il endossera la direction du quotidien Libert&#233; en 1958. Son fils, Gustave, se souvient. Extraits. 1958, j'ai 8 ans (...). 1958, c'est aussi un tournant dans la vie de mon p&#232;re et de ce fait dans ma (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://libertehebdo.c-real.org/histoire/histoire-du-pcf/" rel="directory"&gt;Histoire du PCF&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://libertehebdo.c-real.org/mot/nord" rel="tag"&gt;Nord&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.c-real.org/local/cache-vignettes/L150xH112/arton5785-456eb.jpg?1789154425' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='112' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;N&#233; dans le quartier populaire du &#171; Pile &#187; &#224; Roubaix, Gustave Ansart &#233;tait le deuxi&#232;me enfant d'une famille ouvri&#232;re. Lui-m&#234;me ouvrier m&#233;tallurgiste engag&#233; dans la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts du monde du travail. Il adh&#232;re au syndicat CGT et au PCF dont il deviendra un des dirigeants. D&#233;put&#233; du Nord, il endossera la direction du quotidien Libert&#233; en 1958. Son fils, Gustave, se souvient. Extraits.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1958, j'ai 8 ans (...). 1958, c'est aussi un tournant dans la vie de mon p&#232;re et de ce fait dans ma vie de militant en herbe. C'est le d&#233;but de la rencontre avec &lt;i&gt;Libert&#233;&lt;/i&gt;. Les difficult&#233;s financi&#232;res du Parti, cons&#233;cutives &#224; la perte de 130 d&#233;put&#233;s (les d&#233;put&#233;s communistes ainsi que les autres &#233;lus reversaient une grande part de leurs indemnit&#233;s. (...) La presse communiste doit r&#233;duire la voilure. (...) Gustave devient un v&#233;ritable &#171; patron de presse &#187;, soucieux de hisser le titre au niveau des majors de la presse r&#233;gionale, aux solides appuis, aux structures financi&#232;res puissantes - &lt;i&gt;La Voix du Nord, Nord Eclair, Nord Matin, la Croix du Nord &lt;/i&gt; -, d'exister aupr&#232;s d'eux, d'atteindre leur cr&#233;dibilit&#233;, leur influence, leur diffusion. Dans tout cela il y a du r&#234;ve d'un Don Quichotte (le personnage que Brel a popularis&#233; dans son op&#233;ra), mais &#171; r&#234;ver &#187; a servi toute sa vie durant de moteur au combat de Gustave. Le pluralisme existe &#224; cette &#233;poque. (...)&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Gustave et Jacques un duo dans la tourmente&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;(...) Gustave engage la bataille avec un gros capital : une &#233;quipe de journalistes et d'employ&#233;s de presse courageux, d&#233;vou&#233;s, d&#233;sint&#233;ress&#233;s et le mot n'est pas trop fort : h&#233;ro&#239;ques. De ces ann&#233;es date la complicit&#233; de Gustave avec Jacques Estager. Jacques, professeur de Lettres, r&#233;sistant, d&#233;voreur de livres. Jacques deviendra le lieutenant et l'ami de Gustave. (...)
En &#233;change de l'aide pr&#233;cieuse apport&#233;e par Jacques, Gustave donne &#224; ce dernier et &#224; toute l'&#233;quipe de la &#171; rue de Lannoy &#187; la rigueur et la discipline dont le journal a besoin pour survivre. Les difficult&#233;s financi&#232;res semblent insurmontables, mais &#171; les camarades du Journal &#187; consentent des sacrifices inimaginables dans d'autres r&#233;dactions. Des salaires non vers&#233;s, des mois sans &#234;tre pay&#233;s n'&#233;branlent pas les convictions de ces journalistes militants, convictions forg&#233;es dans les camps comme Roger Duvinage, dans la R&#233;sistance comme Louis Lallemand et Michel Defrance, dans les &#171; jeunesses &#187; ou les syndicats pour les autres. Peu abandonneront. (...) Il faut remettre le journal &#224; flot : les caisses sont vides. Les sacrifices consentis par les camarades ne suffisent pas. (...)
Gustave lance les &#171; grandes souscriptions &#187;, les tombolas, les jeux (sur le mod&#232;le des journaux concurrents) avec l'aide des &#171; annonceurs &#187; de l'Agence de publicit&#233; qui prend un nouvel essor sous les couleurs de &#171; Nord France Publicit&#233; &#187;. (...)&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3439 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.c-real.org/local/cache-vignettes/L500xH338/p_18_-_23_mars_1-42dc0e86-d6e73.jpg?1789154425' width='500' height='338' alt='' /&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La f&#234;te populaire de Brun&#233;mont&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les &#171; concours &#187; de&lt;i&gt; Libert&#233;&lt;/i&gt; connaissent un grand succ&#232;s qui se traduit par des hausses de vente et des abonnements ; il faut dire que l'on peut gagner des lots qui font r&#234;ver &#224; l'&#233;poque : une R8 Renault ! Une maison ! Papa porte une attention particuli&#232;re &#224; l'organisation de la &#171; f&#234;te de Brun&#233;mont &#187; rendez-vous populaire estival, source d'importantes rentr&#233;es financi&#232;res. Les &#171; annonceurs &#187; Coca-Cola, Renault, Ricard... paient les emplacements, les cellules et les sections aussi.
Dans cette France o&#249; les foyers populaires ne disposent pas tous d'une voiture, des centaines d'autobus am&#232;nent des milliers de travailleurs et leurs familles &#224; Brun&#233;mont, au bord du lac. Les bus venus du Bassin minier, du Bassin de la Sambre, de la R&#233;gion lilloise et de la C&#244;te font le plein. Il faut dire que des vedettes s'y succ&#232;dent : Dalida, Devos, Johnny, Dick Rivers, Dutronc... (en suivant mon oncle Joseph, chef du service d'ordre, j'approche ces vedettes. Joseph prendra m&#234;me Dalida dans ses bras afin de lui &#233;viter la boue). Je croiserai aussi Jean Ferrat, alors inconnu du grand public, seul dans la foule, guitare sur l'&#233;paule (d&#233;j&#224; cette belle gueule qui nous manque terriblement). (...)&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une deuxi&#232;me rotative&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Gustave r&#233;alise un projet fou : installer une deuxi&#232;me rotative, qui dort en pi&#232;ces d&#233;tach&#233;es dans des caisses. Deuxi&#232;me rotative qui, combin&#233;e au travail de la premi&#232;re, permettrait de sortir un &#171; 16 pages &#187; en cahiers encart&#233;s. L'argent manque pour mener &#224; bien ce projet, mais deux camarades m&#233;tallos de l'usine de Fives (dont un Leblond) se proposent de relever cet audacieux d&#233;fi, &#224; condition de leur acheter un tour. Pages locales, page t&#233;l&#233;, page p&#234;che, page tierc&#233; et petites annonces de locations de vacances.... (...) Libert&#233; Dimanche suscitera m&#234;me l'int&#233;r&#234;t des parisiens joueurs de PMU ; en effet, quelques pronostiques heureux seront mentionn&#233;s dans les m&#233;dias sp&#233;cialis&#233;s.(...)&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Naissance de Libert&#233; Dimanche&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cette modernisation de &lt;i&gt;Libert&#233;&lt;/i&gt; enthousiasme le CDL de base (...) Le CDL, c'est le &#171; &lt;i&gt;comit&#233; de diffusion de Libert&#233; &lt;/i&gt; &#187;, attach&#233; &#224; une cellule, une section, une commune et m&#234;me une entreprise. Par le &#171; porte-&#224;-porte et les tourn&#233;es &#187; du CDL, les cellules y trouvent en retour un moyen de communication privil&#233;gi&#233; et durable avec les &#233;lecteurs.
Libert&#233; Dimanche, plus attrayant, devient un puissant outil politique populaire. (...) Top du top : Marcel Thomazeau (r&#233;sistant, d&#233;port&#233;, venu de &lt;i&gt;La Marseillaise&lt;/i&gt; pour des raisons familiales, pour quelques mois directeur adjoint de&lt;i&gt; Libert&#233;&lt;/i&gt;) annonce que &lt;i&gt;Libert&#233; &lt;/i&gt; va se doter d'un car publicitaire. Ce car, je vais le d&#233;couvrir flambant neuf dans la cour du journal, pas aussi grand, mais plus beau que celui de &#171; &lt;i&gt;La Voix&lt;/i&gt; &#187;.
Quand il passera dans mon quartier, les camarades chauffeur et animateur me feront un inoubliable cadeau : ils nous invitent moi et mes camarades &#224; &#171; &lt;i&gt;tourner&lt;/i&gt; &#187; dans Roubaix install&#233;s sur la plate forme et micro en main. Nous vendons des &#171; &lt;i&gt;poign&#233;es&lt;/i&gt; &#187; : &lt;i&gt;Libert&#233; du jour bien s&#251;r, Vaillant (Pif), Miroir Sprint, Miroir du football, Heures Claires, la V.O&lt;/i&gt;....
Des ann&#233;es plus tard, de passage au journal, je d&#233;couvrirai le m&#234;me car abandonn&#233; au fond du garage : balafr&#233; par les accrochages, fils de sono qui pendouillent comme des guirlandes... le temps a pass&#233;. (...)&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#8226; La revue &lt;i&gt;Espaces Marx&lt;/i&gt; publie un num&#233;ro sp&#233;cial &#224; l'occasion du centenaire de Gustave Ansart. Pour passer commande : r&#232;glement de 15 &#8364; &#224; l'ordre de &#171; Espace Marx Nord &#8211; Pas de Calais &#187;, 6bis, rue Roger Salengro, 59260 Hellemmes-Lille.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>1936, 1953, 1968... Ces gr&#232;ves gagnantes !</title>
		<link>https://libertehebdo.c-real.org/histoire/article/1936-1953-1968-ces-greves-gagnantes</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.c-real.org/histoire/article/1936-1953-1968-ces-greves-gagnantes</guid>
		<dc:date>2023-03-17T16:01:12Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Sicot</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Trois grandes gr&#232;ves ont marqu&#233; le si&#232;cle dernier : 1936, 1953, 1968. Des gr&#232;ves gagnantes. Explications. &#171; Ces gr&#232;ves ont eu lieu dans des contextes tr&#232;s diff&#233;rents &#187;, souligne Michel Pigenet, professeur &#233;m&#233;rite d'histoire contemporaine (Paris 1 Panth&#233;on-Sorbonne) sp&#233;cialiste des mouvements sociaux, &#171; mais elles ont un point commun : elles ont surpris tout le monde ! &#187;. 1936, on occupe les usines et on danse ! Mai-juin 1936. Au lendemain de la victoire &#233;lectorale du Front populaire, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://libertehebdo.c-real.org/histoire/" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.c-real.org/local/cache-vignettes/L150xH84/arton5761-0ee80.jpg?1789154425' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Trois grandes gr&#232;ves ont marqu&#233; le si&#232;cle dernier : 1936, 1953, 1968. Des gr&#232;ves gagnantes. Explications.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Ces gr&#232;ves ont eu lieu dans des contextes tr&#232;s diff&#233;rent&lt;/i&gt;s &#187;, souligne Michel Pigenet, professeur &#233;m&#233;rite d'histoire contemporaine (Paris 1 Panth&#233;on-Sorbonne) sp&#233;cialiste des mouvements sociaux, &#171; &lt;i&gt;mais elles ont un point commun : elles ont surpris tout le monde ! &lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;1936, on occupe les usines et on danse !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mai-juin 1936. Au lendemain de la victoire &#233;lectorale du Front populaire, des gr&#232;ves &#233;clatent un peu partout en France et se r&#233;pandent comme une tra&#238;n&#233;e de poudre. &#201;cras&#233; par des ann&#233;es de crise &#233;conomique, le monde ouvrier a une revanche &#224; prendre et fait pression sur un gouvernement a priori &#224; son &#233;coute. Le mouvement syndical est fort et relativement uni - CGT (r&#233;formiste) et CGTU (communiste internationaliste) se sont r&#233;unifi&#233;es, la CFTC (chr&#233;tienne) demeurant bien implant&#233;e notamment dans les mines en Alsace-Lorraine et dans le Nord. Alignement des plan&#232;tes ? En fait, c'est de la base que partent des gr&#232;ves qui vont se g&#233;n&#233;raliser. Les syndicats suivent. C'est de conflits locaux (protestations contre les licenciements d'ouvriers gr&#233;vistes le 1er mai) que va &#233;clore cet &#233;norme mouvement pour la dignit&#233; et de meilleures conditions de vie. Les ouvriers sont &#224; l'offensive sur toute la ligne. Par des revendications cr&#233;atives, qu'ils obtiendront, au-del&#224; des salaires - comme les cong&#233;s pay&#233;s et la semaine de 40 heures - et qui vont
au-del&#224; du programme initial du Front populaire. C'est une gr&#232;ve offensive aussi dans sa forme : &#171; &lt;i&gt; On ne se contente pas de croiser les bras, on occupe les usines, les lieux de travail&lt;/i&gt; &#187; pr&#233;cise Michel Pigenet.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3414 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://libertehebdo.c-real.org/docrestreint.api/3414/a3001c048e7de5f078c3142cde61cf62648d2ba7100fe6fc03a0ce22857a3986/jpg/page_18_groupe.jpg&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.c-real.org/local/cache-vignettes/L500xH375/page_18_groupe-f217f31e-245e1.jpg?1789154425' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;1953 : la demoiselle des PTT ne r&#233;pond plus !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En 1953, les temps ont bien chang&#233;. Guerre froide, guerres coloniales, r&#233;pression contre les militants. Pour compenser le gouffre financier d&#251; aux d&#233;penses militaires, le gouvernement de droite de Joseph Laniel entend ponctionner le monde du travail. L'Assembl&#233;e nationale l'autorise &#224; gouverner par d&#233;crets-lois (ni discut&#233;s ni vot&#233;s par le Parlement). L'un de ces d&#233;crets-lois repousse de deux ans l'&#226;ge de d&#233;part en retraite des fonctionnaires qui &#233;tait alors de 65 ans pour les services s&#233;dentaires et de 58 ans pour les services actifs, et reclasse en &#171; s&#233;dentaires &#187; certains &#171; actifs &#187; qui devraient alors travailler neuf ans de plus. Les syndicats, divis&#233;s notamment du fait de la guerre froide (en 1947, FO est n&#233;e d'une scission de la CGT), r&#233;agissent mollement puis proposent quelques d&#233;brayages. Ils sont submerg&#233;s. C'est &#224; la base, que l'unit&#233; va se faire. La gr&#232;ve part d&#233;but ao&#251;t, de la Poste principale de Bordeaux, puis gagne, sur tout le territoire, l'ensemble du secteur public.
La gr&#232;ve dure trois semaines, elle rassemble quatre millions de gr&#233;vistes. De l'&#233;boueur aux &#171; demoiselles &#187; des PTT. &#171; &lt;i&gt;La retraite cela touchait au c&#339;ur du pacte social des agents public&lt;/i&gt;s, explique Michel Pigenet, &lt;i&gt;pain dur, mais pain s&#251;r... si les salaires n'&#233;taient pas tr&#232;s &#233;lev&#233;s, il y avait une s&#233;curit&#233; pour les vieux jours&lt;/i&gt;. &#187;
Le gouvernement va l&#226;cher. &#171; &lt;i&gt; La conclusion du conflit sera pourtant brouillonne&lt;/i&gt;, commente Michel Pigenet, &lt;i&gt;par accords s&#233;par&#233;s comme il n'y a pas d'unit&#233; syndicale, et les gr&#233;vistes n'ont m&#234;me pas conscience de leur victoire.&lt;/i&gt; &#187; Le gouvernement aura d&#251; pourtant remballer ses d&#233;crets-lois et promettre d'augmenter les bas salaires.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;1968 : travailleurs, &#233;tudiants, ensemble dans les rues !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En 1968, le g&#233;n&#233;ral de Gaulle est au pouvoir depuis dix ans. Certes la croissance &#233;conomique des ann&#233;es 50-60 a permis, en moyenne, une am&#233;lioration du niveau de vie de la classe ouvri&#232;re. Mais les conditions de travail sont dures dans les usines dont certaines concentrent des milliers de salari&#233;s (30 000 &#224; Renault-Billancourt), les 40 heures arrach&#233;es en 1936 bien loin d'&#234;tre appliqu&#233;es. La pression monte d&#232;s 1967 qui compte un nombre de jours de gr&#232;ve in&#233;gal&#233;. Le gouvernement s'en prend par
ordonnances (donc sans passer par le Parlement) &#224; la S&#233;curit&#233; sociale h&#233;rit&#233;e de 1945. Au nom de son &#233;quilibre financier futur ! Les travailleurs sont d&#233;poss&#233;d&#233;s de la gestion des caisses (leur repr&#233;sentation passe de 75 % &#224; 50 %) au profit du patronat. D&#232;s le printemps 1967, la contestation de cette r&#233;forme, men&#233;e par la CGT et la CFDT, mobilise un million de salari&#233;s. &#192; l'automne, le syndicat &#233;tudiant, l'Unef, s'y joindra. &#171; &lt;i&gt;La reprise des luttes est favoris&#233;e par l'accord d'unit&#233; d'action entre les deux principaux syndicats, la CGT et la CFDT&lt;/i&gt;, remarque Michel Pigenet, &lt;i&gt;et ce qui est nouveau c'est le r&#244;le de la jeunesse, notamment &#233;tudiante&lt;/i&gt;. &#187; Partout dans le monde, le vieil ordre craque et la jeunesse se mobilise contre la guerre du Vietnam. Pourtant le 15 mars 1968, l'&#233;dito du Monde disserte sur le th&#232;me &#171; Quand la France s'ennuie &#187;... Une semaine plus tard, un groupe d'&#233;tudiants occupe une tour de la fac de Nanterre pour protester contre l'arrestation de manifestants contre le guerre du Vietnam. La contestation gagne la Sorbonne et au-del&#224;. Face &#224; la violence de la r&#233;pression polici&#232;re, les directions syndicales finissent par appeler &#224; une journ&#233;e de gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale le 13 mai. Le 21 mai, il y a dix millions de gr&#233;vistes.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3415 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://libertehebdo.c-real.org/docrestreint.api/3415/3daad57927baeec522587c831e41f1434dc53cdb9e7f4696e123d1031a340341/jpg/page_18_journal.jpg&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.c-real.org/local/cache-vignettes/L500xH333/page_18_journal-bf50f759-9c224.jpg?1789154426' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement cherche &#224; calmer le jeu. Les &#171; accords &#187; de Grenelle (tripartites : gouvernement-syndicats-patronat), n&#233;goci&#233;s du 25 au 27 mai, pr&#233;voient hausses de salaire (+35 % pour le salaire minimum, le Smig), augmentation des petites retraites, reconnaissance de la section syndicale d'entreprise, engagement &#224; r&#233;duire le temps de travail... Ce relev&#233; de conclusions ne sera jamais sign&#233; par aucune des parties. Ni accept&#233; par de nombreux gr&#233;vistes qui continuent leur action en juin. En 1968, les travailleurs et la jeunesse voulaient &#171; le pain et les roses &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Bread and roses &#187;, chanson de 1912 embl&#233;matique des luttes sociales aux (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Changer la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Bread and roses &#187;, chanson de 1912 embl&#233;matique des luttes sociales aux &#201;tats-Unis et au Royaume-Uni&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quand les luttes d'hier &#233;clairent celles d'aujourd'hui</title>
		<link>https://libertehebdo.c-real.org/histoire/monde-ouvrier/article/quand-les-luttes-d-hier-eclairent-celles-d-aujourd-hui</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.c-real.org/histoire/monde-ouvrier/article/quand-les-luttes-d-hier-eclairent-celles-d-aujourd-hui</guid>
		<dc:date>2023-03-10T09:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>JACQUES KMIECIAK</dc:creator>


		<dc:subject>Pas-de-Calais</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Deux documentaires significatifs des combats men&#233;s dans les ann&#233;es 1970 seront projet&#233;s au Lieu autog&#233;r&#233; (LAG) &#224; Li&#233;vin . L'id&#233;e est n&#233;e d'une rencontre entre Elsa Petit, l'une des chevilles ouvri&#232;res du festival Bobines rebelles qui se tient chaque ann&#233;e &#224; Li&#233;vin, et la cin&#233;aste Lise Baron, historienne de formation. Cet &#233;t&#233; au festival de cin&#233;ma de Douarnenez, les deux femmes ont &#233;chang&#233; autour de deux de ses documentaires : &#201;tudiants, tous &#224; l'usine ! et Dans nos prisons, une histoire (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://libertehebdo.c-real.org/histoire/monde-ouvrier/" rel="directory"&gt;Monde ouvrier&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://libertehebdo.c-real.org/mot/pas-de-calais" rel="tag"&gt;Pas-de-Calais&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.c-real.org/local/cache-vignettes/L150xH100/arton5709-487fe.jpg?1789154426' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Deux documentaires significatifs des combats men&#233;s dans les ann&#233;es 1970 seront projet&#233;s au Lieu autog&#233;r&#233; (LAG) &#224; Li&#233;vin&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ce samedi 25 f&#233;vrier &#224; partir de 14 heures, projections-&#233;changes en pr&#233;sence (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; .&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'id&#233;e est n&#233;e d'une rencontre entre Elsa Petit, l'une des chevilles ouvri&#232;res du festival Bobines rebelles qui se tient chaque ann&#233;e &#224; Li&#233;vin, et la cin&#233;aste Lise Baron, historienne de formation. Cet &#233;t&#233; au festival de cin&#233;ma de Douarnenez, les deux femmes ont &#233;chang&#233; autour de deux de ses documentaires : &lt;i&gt;&#201;tudiants, tous &#224; l'usine !&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Dans nos prisons, une histoire de lutte&lt;/i&gt;. Le premier &#233;voque l'&#233;tablissement en usine de militants de la gauche radicale &#224; l'instar de Robert Linhart qui travailla &#224; l'usine Citro&#235;n de Paris. Il relata son exp&#233;rience dans L'&#201;tabli, un ouvrage rest&#233; iconique pour toute une g&#233;n&#233;ration. Il s'agit alors de contrecarrer l'influence de syndicats jug&#233;s &#171; &lt;i&gt;r&#233;formistes&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Interroger notre soci&#233;t&#233; &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour Micro-Rebelles, la radio associative dont elle est par ailleurs l'une des animatrices, Elsa Petit a sond&#233; les motivations de Lise Baron, soucieuse d'explorer la question de l'engagement au cours de ces ann&#233;es post-68, particuli&#232;rement prolifiques en mati&#232;re de luttes tant sociales que soci&#233;tales. &#171; &lt;i&gt;Les &#233;tablis pensaient que des usines adviendrait la R&#233;volution. Il m'est paru int&#233;ressant de voir comment des gens qui &#233;taient destin&#233;s &#224; faire des grandes &#233;coles ont tout l&#226;ch&#233; pour rencontrer le milieu ouvrier, avec tous les fantasmes qu'il y avait derri&#232;re tout &#231;a&lt;/i&gt; &#187;, confie ainsi Lise Baron. Celle-ci s'est appuy&#233;e sur le t&#233;moignage d'anciens &#233;tablis qui y livrent leurs espoirs et parfois leurs d&#233;sillusions.
Avec &lt;i&gt;Dans nos prisons, une histoire de lutte&lt;/i&gt; sorti en 2021, Lise Baron s'int&#233;resse cette fois au Groupe d'information sur les prisons cher au philosophe Michel Foucault. &#192; l'&#233;poque, des dizaines de militants du mouvement mao&#239;ste de la Gauche prol&#233;tarienne (GP) sont en prison, en proie notamment &#224; la loi anticasseurs impuls&#233;e en 1970 par Raymond Marcellin, le ministre de l'Int&#233;rieur. &#171; &lt;i&gt;La GP se rend compte alors qu'il y a un impens&#233; sur les prisons. Elle a lutt&#233; en faveur de minorit&#233;s, des immigr&#233;s, sans se pr&#233;occuper du sort des prisonniers. Ce questionnement va rencontrer le travail de Michel Foucault, proche de cette mouvance, qui a travaill&#233; sur l'enfermement. Son id&#233;e est de faire &#233;merger la parole des prisonniers plut&#244;t que de parler &#224; leur place&lt;/i&gt; &#187;, poursuit Lise Baron. &#171; &lt;i&gt;Aujourd'hui encore, ces voix interpellent. Elles obligent &#224; regarder en face l'histoire des prisons, et donc &#224; interroger la soci&#233;t&#233;&lt;/i&gt; &#187;, imagine-t-on volontiers du c&#244;t&#233; du LAG qui, &#224; travers ce type d'initiative, assume pleinement sa mission d'&#233;ducation populaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ce samedi 25 f&#233;vrier &#224; partir de 14 heures, projections-&#233;changes en pr&#233;sence de Lise Baron, au 23, avenue Jean-Jaur&#232;s &#224; Li&#233;vin. Entr&#233;e &#224; prix libre. Rens. : contact @ lelag.fr.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Martha Desrumaux, la pasionaria du Nord</title>
		<link>https://libertehebdo.c-real.org/histoire/article/martha-desrumaux-la-pasionaria-du-nord</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.c-real.org/histoire/article/martha-desrumaux-la-pasionaria-du-nord</guid>
		<dc:date>2023-03-06T14:38:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain Bradfer</dc:creator>


		<dc:subject>Nord</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 8 mars marquera la journ&#233;e des droits des femmes qu'elles doivent d'abord &#224; elles m&#234;mes et &#224; des activistes comme Martha... Ce jour du mois d'ao&#251;t 1906, Florimond Desrumaux n'a &#233;cout&#233; que son devoir. Caporal des pompiers volontaire, il charge la lourde pompe &#224; eau sur le char &#224; bras avec lequel il distribue habituellement le lait et part affronter le feu. La charrette fait une embard&#233;e et l'&#233;crase. Cette forte t&#234;te, ouvrier gazier licenci&#233; en raison de ses opinions de gauche, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://libertehebdo.c-real.org/histoire/" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://libertehebdo.c-real.org/mot/nord" rel="tag"&gt;Nord&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.c-real.org/local/cache-vignettes/L150xH104/arton5702-fd4f5.jpg?1789154426' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='104' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 8 mars marquera la journ&#233;e des droits des femmes qu'elles doivent d'abord &#224; elles m&#234;mes et &#224; des activistes comme Martha...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce jour du mois d'ao&#251;t 1906, Florimond Desrumaux n'a &#233;cout&#233; que son devoir.
Caporal des pompiers volontaire, il charge la lourde pompe &#224; eau sur le char &#224; bras avec lequel il distribue habituellement le lait et part affronter le feu. La charrette fait une embard&#233;e et l'&#233;crase. Cette forte t&#234;te, ouvrier gazier licenci&#233; en raison de ses opinions de gauche, reconverti dans le commerce d'&#233;picerie, meurt de ses blessures le 6 ao&#251;t. Il laisse sur le carreau une veuve lourdement handicap&#233;e d'une jambe (dont elle sera amput&#233;e) et sept enfants.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#192; 13 ans elle est embauch&#233;e comme varouleuse dans une usine du Nord&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Martha, l'avant-derni&#232;re de la fratrie, a neuf ans &#224; la mort de son p&#232;re. Tout juste scolaris&#233;e, sachant &#224; peine lire et &#233;crire, elle commence par d&#233;charger les betteraves dans une distillerie avant d'&#234;tre plac&#233;e comme bonne d'enfants dans une famille bourgeoise de Faches-Thumesnil. Elle y reste trois ans avant de s'enfuir et de parcourir &#224; pied les 25 kilom&#232;tres qui la ram&#232;nent &#224; Comines. Elle a treize ans lorsqu'elle se fait embaucher comme &#171; varouleuse &#187; aux usines Cousin. Une petite main qui approvisionne les fileuses en bobines vides. Faute d'avoir l'&#226;ge l&#233;gal, elle est contrainte de se dissimuler dans une caisse lors des tourn&#233;es de l'inspection du travail. En revanche, inspir&#233;e par un fr&#232;re ardent militant de gauche, cette gamine qui s'est impr&#233;gn&#233;e de la conscience de classe d&#232;s sa prime jeunesse se syndique &#224; la CGT &#224; treize ans avant d'adh&#233;rer aux jeunesses socialistes deux ans plus tard. C'est l'&#226;ge auquel elle rencontre un couple de militants socialistes pacifistes qui la font entrer aux Cartonneries de la Lys. Elle y reste jusqu'&#224; ce que la guerre am&#232;ne &#224; l'&#233;vacuation des populations de la Flandre vers le sud, dans un exode qui am&#232;ne la famille Desrumaux &#224; Lyon en mai 1917. Martha trouve un emploi chez un industriel cominois, les filatures Hassebroucq, qui s'y &#233;tait install&#233; d&#232;s 1914. Sans aucune m&#233;moire des r&#233;voltes des canuts de 1831, le patron m&#232;ne une gestion brutale de la main d'&#339;uvre. L'occasion pour Martha, &#224; vingt ans, de mener sa premi&#232;re gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Elle collecte des vivres pour les &#034;affam&#233;s&#034; de la Volga et s'engage en politique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cette ann&#233;e 1917 est celle de la r&#233;volution d'Octobre qui fascine la jeune militante. Elle organise des collectes de vivres &#224; destination des &#171; affam&#233;s de la Volga &#187; avant de fr&#233;quenter les milieux de la IIIe Internationale. Elle suit les d&#233;bats qui agitent la SFIO, divis&#233;e sur l'attitude &#224; adopter face &#224; la r&#233;volution russe. Quasi-illettr&#233;e, elle se fait lire les textes de Paul Vaillant-Couturier et de Marcel Sembat. En 1921, dans la foul&#233;e du congr&#232;s de Tours de 1920 qui s'est conclu par la scission de la SFIO entre sociaux-d&#233;mocrates et communistes, elle choisit son camp et rejoint le PC-SFIC (Parti communiste - Section fran&#231;aise de l'Internationale communiste), ce qui l'am&#232;ne &#224; quitter la CGT pour adh&#233;rer &#224; la CGTU (U pour unitaire).
Elle quitte Lyon pour regagner le Nord o&#249; son patron, enrichi par les fournitures de guerre, a rachet&#233; des entreprises pour fonder les Filatures et Filteries de France. Une affaire qui emploie une main-d'&#339;uvre f&#233;minine venue de Belgique, moins revendicative que les Fran&#231;aises. Mais c'est compter sans une Martha Desrumaux qui, &#224; 24 ans, du haut de son m&#232;tre soixante-quinze, avec une gouaille et un abattage qui galvanisent les troupes, poursuit le combat entam&#233; &#224; Lyon. Elle s'y taille le surnom de &#171; vierge rouge &#187;, emprunt&#233; &#224; Louise Michel. Hassebroucq, qui imagine l'amadouer par une promotion en la nommant contredame, n'arrive &#224; rien. Mieux, elle cr&#233;e en 1924 une section de la CGTU &#224; Comines. L'ann&#233;e m&#234;me de sa rencontre avec Maurice Thorez et de l'amiti&#233; qu'elle noue avec Jeannette Vermeersch, seconde &#233;pouse du Premier secr&#233;taire du PCF.
Elle entame alors une ascension dans les structures de la CGTU et du Parti communiste, sans n&#233;gliger pour autant les luttes de terrain &#224; commencer par l'&#233;galit&#233; salariale entre hommes et femmes. Cette ascension lui vaut d'&#234;tre d&#233;sign&#233;e par le syndicat pour aller comm&#233;morer &#224; Moscou le dixi&#232;me anniversaire de la r&#233;volution d'Octobre.
De retour &#224; Comines, Hassebroucq la licencie sans que la combativit&#233; de &#171; la grande &#187; en soit affect&#233;e. La gr&#232;ve des &#171; dix sous &#187; (50 centimes d'augmentation de l'heure) qui s'&#233;tend sur sept mois au cours desquels Martha organise des collectes de soutien est un &#233;chec. Cela lui vaut n&#233;anmoins d'&#234;tre class&#233;e dangereuse par une police qui l'arr&#234;te et la fait condamner pour atteinte &#224; la s&#251;ret&#233; int&#233;rieure et ext&#233;rieure de l'&#201;tat.
Premi&#232;re femme &#224; entrer au Comit&#233; central du Parti communiste en 1929, elle repart &#224; Moscou en 1931 pour suivre les cours de l'&#201;cole l&#233;niniste internationale (ELI). Elle y effectue un stage dans l'Arm&#233;e rouge et dans des entreprises avant de d&#233;filer sur la place Rouge le 1er mai 1932. Au passage elle y rencontre Louis Manguine, un camarade varois au parcours similaire, avec lequel elle forme un couple que la mort s&#233;parera, &#224; quelques heures d'intervalle, le 30 novembre 1982.
La cons&#233;cration lui vient le 7 juin 1936 &#224; Matignon. Beno&#238;t Frachon, dirigeant de la CGT qui n&#233;gocie des accords salariaux avec le patronat, brandit les fiches de salaires que Martha lui a fournies, tandis qu'elle se tient dans l'ombre. En plus des quarante heures et des cong&#233;s pay&#233;s, Martha a obtenu la revalorisation des salaires f&#233;minins. Cette m&#234;me ann&#233;e 1936 est celle de la guerre civile espagnole &#224; laquelle le gouvernement du Front Populaire oppose sa neutralit&#233;. Fid&#232;le &#224; ses convictions, Martha organise les fili&#232;res de d&#233;parts pour les Brigades internationales.
Martha Desrumaux qui n'a rien trouv&#233; &#224; redire &#224; la signature du pacte germano-sovi&#233;tique, retrouve sa conscience de r&#233;sistante en 1940. Arr&#234;t&#233;e en 1941, elle passe quelques semaines en prison avant d'&#234;tre d&#233;port&#233;e &#224; Ravensbr&#252;ck le 28 mars 1942. Elle y partage le ch&#226;lit avec Genevi&#232;ve de Gaulle-Anthonioz avant d'&#234;tre lib&#233;r&#233;e, rong&#233;e par le typhus en avril 1945. Genevi&#232;ve de Gaulle-Anthonioz est entr&#233;e au Panth&#233;on en 2015. Le dossier de Martha Desrumaux a &#233;t&#233; soumis &#224; Fran&#231;ois Hollande, sans suite.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Une ouvri&#232;re au Panth&#233;on ?&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;Au recensement des 81 r&#233;sidents du Panth&#233;on, il ne se compte que six femmes. L'&#233;pouse ins&#233;parable d'un chimiste et ministre (Sophie Berthelot), une physicienne (Marie Curie), une r&#233;sistante d&#233;port&#233;e devenue &#233;crivaine (Genevi&#232;ve Anthonioz-De Gaulle), une ethnologue militante des Droits de l'Homme, d&#233;port&#233;e (Germaine Tillon), une juriste, ministre, acad&#233;micienne et d&#233;port&#233;e (Simone Veil) et une meneuse de revue, r&#233;sistante (Jos&#233;phine Baker). Parmi les 75 grands hommes auxquels la patrie est reconnaissante aucune grande figure du monde ouvrier n'est pr&#233;sente dans la crypte. L'id&#233;e de &#171; panth&#233;oniser &#187; Martha Desrumaux, ouvri&#232;re, militante et d&#233;port&#233;e &#224; ce titre, a &#233;t&#233; soumise &#224; Fran&#231;ois Hollande. Le Pr&#233;sident de l'&#233;poque a regard&#233; le dossier sans lui donner suite. On pourrait en conclure que la patrie ne doit aucune reconnaissance particuli&#232;re &#224; son prol&#233;tariat.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une aventure m&#233;morielle originale &#224; Lens</title>
		<link>https://libertehebdo.c-real.org/histoire/article/une-aventure-memorielle-originale-a-lens</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.c-real.org/histoire/article/une-aventure-memorielle-originale-a-lens</guid>
		<dc:date>2023-02-20T10:09:43Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>JACQUES KMIECIAK</dc:creator>


		<dc:subject>Pas-de-Calais</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Fond&#233;e sur les ruines d'une association quasiment &#233;ponyme imagin&#233;e par Daniel Percheron, l'Universit&#233; populaire Mineurs du monde Gauheria &#171; &lt;i&gt;comble un vide m&#233;moriel&lt;/i&gt; &#187;, selon Georges Tyrakowski, son secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral. Rencontre.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://libertehebdo.c-real.org/histoire/" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://libertehebdo.c-real.org/mot/pas-de-calais" rel="tag"&gt;Pas-de-Calais&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.c-real.org/local/cache-vignettes/L87xH150/arton5648-f0840.jpg?1789154426' class='spip_logo spip_logo_right' width='87' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Fond&#233;e sur les ruines d'une association quasiment &#233;ponyme imagin&#233;e par Daniel Percheron, l'Universit&#233; populaire Mineurs du monde Gauheria &#171; &lt;i&gt;comble un vide m&#233;moriel&lt;/i&gt; &#187;, selon Georges Tyrakowski, son secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral. Rencontre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; l'heure de l'av&#232;nement de Xavier Bertrand (droite) &#224; la t&#234;te du conseil r&#233;gional, les heures de l'Universit&#233; populaire ch&#232;re &#224; son pr&#233;d&#233;cesseur socialiste semblent compt&#233;es. Priv&#233;e de la manne financi&#232;re de la R&#233;gion, elle aurait pu dispara&#238;tre corps et &#226;me. C'&#233;tait sans compter sur l'opini&#226;tret&#233; d'une poign&#233;e de passionn&#233;s soucieux de poursuivre cette aventure m&#233;morielle. Leur v&#339;u sera exauc&#233; gr&#226;ce au soutien financier de l'association Gauheria en d&#233;clin apr&#232;s la disparition de Bernard Ghienne, sa cheville ouvri&#232;re. En 2017, les efforts conjugu&#233;s de ces deux entit&#233;s donnent naissance &#224; l'Universit&#233; populaire &#171; Mineurs du monde - Gauheria &#187; riche aujourd'hui de 117 adh&#233;rents, mais capable d'attirer &#171; &lt;i&gt;de 150 &#224; 200 personnes lors de nos conf&#233;rences&lt;/i&gt; &#187;, pr&#233;cise Georges Tyrakowski.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Th&#233;matiques &#233;largies&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ind&#233;niablement, ces causeries, propos&#233;es &#224; raison de neuf par an, contribuent &#224; sa notori&#233;t&#233;. Ce jeudi, l'historienne Monique Heddebaut, sp&#233;cialiste de la question juive en Nord-Pas-de-Calais, &#233;tait son invit&#233;e. &#171; &lt;i&gt;Si, au d&#233;but, nous proposions des th&#232;mes li&#233;s &#224; l'histoire de la mine, nous avons depuis &#233;largi nos champs d'int&#233;r&#234;t aux bassins miniers au sens large&lt;/i&gt; &#187;, poursuit Georges Tyrakowski. Ces derniers mois, les expos&#233;s de Christophe Lef&#232;vre (Les Gardes d'honneur de Lorette), Jean-Pierre Kucheida (le gaz de mine) ou encore Jean-Paul Deschutter (la colombophilie) ont s&#233;duit un large public au sein de l'Universit&#233; d'Artois de Lens, dans les anciens Grands Bureaux de la Soci&#233;t&#233; des mines de Lens &#233;difi&#233;s dans l'entre-deux-guerres. Tout un symbole !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Revanche sur le destin&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Georges Tyrakowski tire en effet une l&#233;gitime fiert&#233; &#171; &lt;i&gt;&#224; offrir aux mineurs, leurs compagnes et descendants de c&#244;toyer des universitaires, des &#233;tudiants dans cet amphith&#233;&#226;tre. Ici, c'&#233;tait le ch&#226;teau des Houill&#232;res. La corporation craignait s'y rendr&lt;/i&gt;e &#187;. Cette revanche sur le destin est d'autant plus appr&#233;ci&#233;e qu'il y a une trentaine d'ann&#233;es, &#171; &lt;i&gt;la mine, certains ne voulaient plus en entendre parler, alors que le Pas-de-Calais a &#233;t&#233; le principal producteur de charbon. Des b&#226;timents ont &#233;t&#233; ras&#233;s, des chevalements d&#233;truits. On aurait pu faire mieux&lt;/i&gt; &#187;, estime Georges Tyrakowski. Et l'auteur d'une lettre mensuelle d'informations pris&#233;e par 300 abonn&#233;s de regretter le choix de Lewarde comme site du Centre historique minier. Il aurait pr&#233;f&#233;r&#233; &#171; &lt;i&gt;Lens, la v&#233;ritable capitale du charbon alors que Lewarde pr&#233;sente peu d'int&#233;r&#234;ts. Il n'y a ni corons, ni terrils&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Les prochaines conf&#233;rences&lt;/strong&gt;
&gt; &lt;strong&gt;Jeudi 16 mars &#224; 18 h&lt;/strong&gt; &#171; &lt;i&gt;Le bassin minier du Donbass en zone de guerre&lt;/i&gt; &#187;, par Youry Bilak, reporter photographe ukrainien
&gt; &lt;strong&gt;Jeudi 13 avril &#224; 18 h&lt;/strong&gt;
&#171; &lt;i&gt;Des vignobles dans le Bassin minier ?&lt;/i&gt; &#187;, par Olivier Pucek, soci&#233;t&#233; &#171; Les Vins audacieux &#187; &#224; Haillicourt.
&gt; &lt;strong&gt;Jeudi 11 mai &#224; 18 h&lt;/strong&gt; &#171; &lt;i&gt;La r&#233;sistance ouvri&#232;re : le &#8220;train des mineurs&#8221;, juin 1941&lt;/i&gt; &#187;, par Laurent Thiery, historien.
&gt; &lt;strong&gt;Jeudi 15 juin &#224; 18 h&lt;/strong&gt;
&#171; &lt;i&gt;Les &#233;coles m&#233;nag&#232;res des HBNPC&lt;/i&gt; &#187;, par St&#233;phane Lembr&#233;, ma&#238;tre de conf&#233;rences d'histoire contemporaine &#224; l'Universit&#233; de Lille. &lt;p&gt;&lt;sup&gt;&#192; la Facult&#233; des sciences Jean-Perrin, Universit&#233; d'Artois, rue Jean-Souvraz &#224; Lens, amphith&#233;&#226;tre S.25. Entr&#233;e libre et gratuite.&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Il y a 80 ans, Stalingrad </title>
		<link>https://libertehebdo.c-real.org/histoire/seconde-guerre-mondiale/article/il-y-a-80-ans-stalingrad</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.c-real.org/histoire/seconde-guerre-mondiale/article/il-y-a-80-ans-stalingrad</guid>
		<dc:date>2023-02-15T11:38:32Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>PIERRE OUTTERYCK</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Le 2 f&#233;vrier 1943, la sixi&#232;me arm&#233;e allemande men&#233;e par le g&#233;n&#233;ral Friedrich Paulus rend les armes &#224; Stalingrad. Alors qu'il venait tout juste d'&#234;tre fait mar&#233;chal, Paulus s'&#233;tait rendu deux jours plus t&#244;t. Retour sur la bataille la plus sanglante de la Seconde Guerre mondiale.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://libertehebdo.c-real.org/histoire/seconde-guerre-mondiale/" rel="directory"&gt;Seconde Guerre mondiale&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.c-real.org/local/cache-vignettes/L150xH95/arton5620-1d1ea.jpg?1789154426' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='95' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 2 f&#233;vrier 1943, la sixi&#232;me arm&#233;e allemande men&#233;e par le g&#233;n&#233;ral Friedrich Paulus rend les armes &#224; Stalingrad. Alors qu'il venait tout juste d'&#234;tre fait mar&#233;chal, Paulus s'&#233;tait rendu deux jours plus t&#244;t. Retour sur la bataille la plus sanglante de la Seconde Guerre mondiale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 1939, veille de la Seconde Guerre mondiale, l'URSS conna&#238;t une situation contradictoire. De 1917 &#224; 1939, l'analphab&#233;tisme a disparu. En 20 ans, les Russes ont appris &#224; lire et &#224; &#233;crire. Coll&#232;ges, lyc&#233;es, universit&#233;s forment ouvriers, techniciens et ing&#233;nieurs&#8230; L'acc&#232;s aux pratiques et manifestations culturelles s'est largement d&#233;mocratis&#233; et l'industrie se d&#233;veloppe. L'URSS est devenue un phare pour l'&#233;mancipation des peuples et un point d'appui pour la transformation sociale.
Pourtant, ces conqu&#234;tes sont lourdement handicap&#233;es par les choix men&#233;s par Staline depuis 1928 : massacres de plusieurs millions de paysans, particuli&#232;rement en Ukraine, et donc mise en cause de l'agriculture, d&#233;veloppement du culte de la personnalit&#233; et de l'autoritarisme de Staline, assassinats des dirigeants sovi&#233;tiques ayant particip&#233;, avec L&#233;nine, &#224; la R&#233;volution de 1917 et nombreux emprisonnements dans des camps d'internement, disparition de la d&#233;mocratie n&#233;e des Soviets cr&#233;&#233;e en 1917.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Double symbole&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Depuis 1917, les grandes puissances tiennent &#224; l'&#233;cart l'URSS. Elles esp&#232;rent un affrontement entre l'Union sovi&#233;tique et l'Allemagne nazie aboutissant &#224; l'affaiblissement des deux puissances. Le 22 juin 1941, l'arm&#233;e allemande envahit l'URSS. Elle obtient des succ&#232;s militaires importants mais ne parvient &#224; prendre ni Leningrad ni Moscou. En 1942, l'Allemagne attaque en vain les riches gisements p&#233;troliers du sud Caucase et veut prendre Stalingrad, n&#339;ud strat&#233;gique fluvial et ferroviaire au bord de la Volga, esp&#233;rant ainsi prendre &#224; revers Moscou.
En juin 1942, la Wehrmacht investit les alentours de Stalingrad, encercle la ville le 11 juillet. Le 23 ao&#251;t, l'avant-garde allemande atteint les quartiers nord de Stalingrad. Le 13 septembre, l'assaut de la ville commence. De suite, les combats sont tr&#232;s violents. L'Arm&#233;e rouge, aid&#233;e par la population, d&#233;fend &#226;prement chaque quartier, immeuble ou usine, en particulier l'usine Octobre Rouge o&#249; la fabrication de tanks a remplac&#233; celle de tracteurs. Tr&#232;s vite, Stalingrad devient un double symbole : celui de la sup&#233;riorit&#233; nazie et au contraire celui de la capacit&#233; de r&#233;sistance victorieuse du peuple sovi&#233;tique et de son arm&#233;e.
Le 19 novembre 1942, les Allemands contr&#244;lent 90 % de la ville sans cependant r&#233;ussir &#224; atteindre la Volga. La r&#233;sistance sovi&#233;tique est acharn&#233;e. Fin novembre, l'Arm&#233;e rouge contre-attaque. &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; &#201;trange d&#233;faite &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir &#233;cras&#233; les troupes pro-allemandes install&#233;es &#224; l'ext&#233;rieur de Stalingrad, l'Arm&#233;e rouge parvient &#224; encercler la Wehrmacht occupant toujours Stalingrad ; ainsi l'arm&#233;e allemande, priv&#233;e de ravitaillement, est asphyxi&#233;e alors que r&#232;gne un froid terrible. Pourtant, les combats continuent jusqu'au 2 f&#233;vrier. L'avant-veille, le 31 janvier, le g&#233;n&#233;ral von Paulus, fait mar&#233;chal quelques jours avant par Hitler, se rendait.
Le 13 f&#233;vrier, les Sovi&#233;tiques contr&#244;lent toute la ville. Cette bataille co&#251;te la vie &#224; 800 000 Sovi&#233;tiques, civils ou militaires, et &#224; 400 000 Allemands. Pr&#232;s de 100 000 soldats et officiers allemands sont faits prisonniers. C'est la premi&#232;re et la plus importante d&#233;faite de l'arm&#233;e d'Hitler.
La victoire de Stalingrad va avoir un retentissement consid&#233;rable. En France, la R&#233;sistance se renforce et pour beaucoup la Lib&#233;ration para&#238;t possible. Dans les camps de concentration, l'espoir rena&#238;t.
&#201;voquant la d&#233;faite de 1940, l'historien Marc Bloch, fusill&#233; en juin 1944 par les Allemands, parlait d'une &#171; &lt;i&gt;&#233;trange d&#233;faite&lt;/i&gt; &#187;, explicable, selon lui, par la division des Fran&#231;ais et la l&#226;chet&#233; des politiciens de la fin de la III&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; R&#233;publique.
La victoire de Stalingrad, le 13 f&#233;vrier 1943, est, elle, le fruit de la mobilisation tr&#232;s large des peuples d'Union sovi&#233;tique qui malgr&#233; le stalinisme demeurent attach&#233;s &#224; leur terre et aussi aux conqu&#234;tes &#233;mancipatrices n&#233;es de la R&#233;volution d'Octobre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup&gt;Pierre OUTTERYCK est agr&#233;g&#233; d'histoire, doctorant en histoire au laboratoire IRHiS (Lille)&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Hommage aux combattants de Stalingrad&lt;/strong&gt;
C'est aux cris de &#171; &lt;i&gt;Stalingrad, on n'oublie pas ! Tous ensemble, on continue le combat !&lt;/i&gt; &#187; que le PRCF a lanc&#233; samedi 4 f&#233;vrier un meeting, place Stalingrad &#224; Paris, pour la c&#233;l&#233;bration du 80e anniversaire de cette gigantesque bataille. &#171; &lt;i&gt;La lutte d'hier men&#233;e &#224; Stalingrad a chang&#233; le cours de l'Histoire donnant &#224; tous les peuples d'Europe de croire &#224; la victoire. (&#8230;) Le combat que nous menons aujourd'hui n'est pas seulement m&#233;moriel, c'est aussi un combat pour notre pr&#233;sent et notre avenir&lt;/i&gt; &#187;, a lanc&#233; l'historien Bruno Drweski au nom de l'ANC. &#171; &lt;i&gt;Toutes les familles en Union sovi&#233;tique ont &#233;t&#233; touch&#233;es par la guerre. Stalingrad a &#233;t&#233; un moment culminant du combat entre capitalisme et socialisme. En signe de respect, le pouvoir sovi&#233;tique a construit le complexe m&#233;moriel le plus grandiose au monde (le kourgane Mama&#239;ev)&lt;/i&gt; &#187;, a notamment rappel&#233; Vladimir Bessonov, membre du comit&#233; central du Parti communiste de la F&#233;d&#233;ration de Russie (KPRF).&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Jacques KMIECIAK&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
