<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://libertehebdo.c-real.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Libert&#233; Hebdo</title>
	<link>https://libertehebdo.c-real.org/</link>
	<description>Libert&#233; Hebdo est un hebdomadaire fran&#231;ais couvrant l'actualit&#233; des Hauts-de-France.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://libertehebdo.c-real.org/spip.php?id_rubrique=2&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Libert&#233; Hebdo</title>
		<url>https://libertehebdo.c-real.org/local/cache-vignettes/L144xH144/siteon0-faa75.png?1789152768</url>
		<link>https://libertehebdo.c-real.org/</link>
		<height>144</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>&#192; l'usine Viskase, la dignit&#233; au travail passe aussi par le salaire</title>
		<link>https://libertehebdo.c-real.org/economie-et-social/article/a-l-usine-viskase-la-dignite-au-travail-passe-aussi-par-le-salaire</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.c-real.org/economie-et-social/article/a-l-usine-viskase-la-dignite-au-travail-passe-aussi-par-le-salaire</guid>
		<dc:date>2023-06-23T09:28:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alan Bernigaud</dc:creator>


		<dc:subject>CGT</dc:subject>
		<dc:subject>Gr&#232;ve</dc:subject>
		<dc:subject>usine</dc:subject>
		<dc:subject>Beauvais</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; l'instar d'autres ouvriers de la r&#233;gion, ceux de l'entreprise filiale d'un groupe am&#233;ricain voient leurs n&#233;gociations annuelles obligatoires virer au rapport de force, la direction ne souhaitant pas accorder de revalorisation des salaires suivant la courbe de l'inflation malgr&#233; des b&#233;n&#233;fices en hausse. &#171; Ici, quand on fait gr&#232;ve une journ&#233;e, il y a imm&#233;diatement un impact sur la fabrication et sur les comptes de l'entreprise. L&#224;, nous en sommes au troisi&#232;me jour de gr&#232;ve en deux (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://libertehebdo.c-real.org/economie-et-social/" rel="directory"&gt;Economie et social&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://libertehebdo.c-real.org/mot/cgt" rel="tag"&gt;CGT&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://libertehebdo.c-real.org/mot/greve" rel="tag"&gt;Gr&#232;ve&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://libertehebdo.c-real.org/mot/usine" rel="tag"&gt;usine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://libertehebdo.c-real.org/mot/beauvais" rel="tag"&gt;Beauvais&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.c-real.org/local/cache-vignettes/L150xH116/arton6026-4e44e.jpg?1789142260' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='116' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; l'instar d'autres ouvriers de la r&#233;gion, ceux de l'entreprise filiale d'un groupe am&#233;ricain voient leurs n&#233;gociations annuelles obligatoires virer au rapport de force, la direction ne souhaitant pas accorder de revalorisation des salaires suivant la courbe de l'inflation malgr&#233; des b&#233;n&#233;fices en hausse.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Ici, quand on fait gr&#232;ve une journ&#233;e, il y a imm&#233;diatement un impact sur la fabrication et sur les comptes de l'entreprise. L&#224;, nous en sommes au troisi&#232;me jour de gr&#232;ve en deux semaines. &#192; plus de 750 000 euros de pertes par jour d'arr&#234;t, on esp&#232;re bien &#234;tre entendus &lt;/i&gt; &#187;, raconte Cyrille Prigent. Avec 25 ans d'anciennet&#233; au sein de l'usine de Beauvais, dont 18 en tant que d&#233;l&#233;gu&#233; syndical CGT, le m&#233;canicien a connu plus d'un conflit social. Celui actuellement en cours est repr&#233;sentatif des maux du syst&#232;me capitalistique. &#171; &lt;i&gt; Il y a une inflation galopante, les gens ont besoin de pouvoir vivre et non de survivre. Les salari&#233;s de notre usine travaillent en 5/8 et contribuent &#224; ce que l'actionnaire gagne de l'argent. Quand il dit vouloir garder sa marge, c'est qu'il en veut &#224; nos emplois et nos salaires, affirme le syndicaliste. Quand on se met en gr&#232;ve, &#231;a n'est pas par plaisir. On veut d&#233;fendre notre emploi et notre outil de travail.&lt;/i&gt; &#187;
Apr&#232;s deux jours de gr&#232;ve les 12 et 13 juin, la quasi-totalit&#233; des salari&#233;s du site beauvaisien de Viskase ont &#224; nouveau exprim&#233; leur m&#233;contentement, ce 22 juin, avec une troisi&#232;me journ&#233;e de mise &#224; l'arr&#234;t de leur usine. Une s&#233;quence qui a d&#233;marr&#233;, rappelle celui qui est m&#233;canicien post&#233;,&#171; &lt;i&gt;fin avril avec l'ouverture des n&#233;gociations annuelles obligatoires (NAO) 2023. La direction souhaite utiliser un effet report, c'est-&#224;-dire que les revalorisations ne vont pas arriver tout de suite, mais &#224; une date d&#233;termin&#233;e, en 2024. Forc&#233;ment, les salari&#233;s ne sont pas d'accord.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une situation qui n'est pas sans rappeler le mouvement qui avait d&#233;j&#224; secou&#233; cette usine en octobre dernier avec, en point d'orgue, une journ&#233;e de gr&#232;ve le 18. Il s'agissait d&#233;j&#224; de la r&#233;ouverture des NAO 2022, la direction souhaitant alors &#171; &lt;i&gt;prendre une avance sur 2023 &#224; laquelle s'associait une prime d&#233;fiscalis&#233;e&lt;/i&gt; &#187;. &#192; l'&#233;poque, un accord avait &#233;t&#233; trouv&#233;. Mais les salari&#233;s ont, depuis, vu les limites de cet arrangement et ne veulent pas retrouver la m&#234;me probl&#233;matique dans une p&#233;riode o&#249; le co&#251;t de la vie ne cesse d'augmenter.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des b&#233;n&#233;fices et un groupe qui joue la carte de la d&#233;localisation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les ouvriers esp&#232;rent que cette gr&#232;ve du 22 juin sera la derni&#232;re. &#171; On retourne s'asseoir autour de la table la semaine prochaine. On cherche &#224; n&#233;gocier, pas &#224; mettre le feu &#224; notre emploi. &#187; Mais ces derni&#232;res ann&#233;es, l'attitude de la direction montre une volont&#233; de casse sociale au nom des b&#233;n&#233;fices.
Sp&#233;cialis&#233;s dans la production d'&#233;tuis de cuisson pour saucisses, les ouvriers de Viskase ont pour travail la filature, c'est-&#224;-dire extruder de la viscose pour lui donner sa forme finale. L'outil de travail fonctionne ainsi 24 heures sur 24 et n'est arr&#234;t&#233; qu'une seule journ&#233;e par an. Aussi, chaque gr&#232;ve est un coup dur pour les finances du groupe am&#233;ricain Viskase Companies, Inc. qui poss&#232;de deux sites de production en France. L'un &#224; Beauvais avec 227 salari&#233;s, l'autre &#224; Thaon-les-Vosges avec 207 ouvriers. Un si&#232;ge commercial existait &#224; Paris, mais a &#233;t&#233; supprim&#233;, une partie de son activit&#233; ayant &#233;t&#233; transf&#233;r&#233;e en Pologne. Selon le syndicat des travailleurs, depuis 2006 les attaques sociales ont &#233;t&#233; multiples. &#171; &lt;i&gt;Une partie de la production a cess&#233; alors, puis en 2016, un Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) a abouti &#224; la fermeture de certains pans de production &#233;galement transf&#233;r&#233;s en Pologne, relate le d&#233;l&#233;gu&#233; syndical. En 2018, un nouveau PSE a lieu &#224; Thaon-les-Vosges avec 80 salari&#233;s qui ont pris la parole. Ce qui est fou, c'est qu'entre ces deux PSE, la soci&#233;t&#233; a rachet&#233; deux concurrents &#233;trangers.&lt;/i&gt; &#187; Une tendance &#224; l'expansion &#224; d&#233;faut de la pr&#233;servation de l'emploi qui a permis au groupe de r&#233;aliser un chiffre d'affaires de 107 millions d'euros (118 millions de dollars) au premier trimestre 2023 et un b&#233;n&#233;fice de 6,6 millions d'euros sur la m&#234;me p&#233;riode. &#171; &lt;i&gt;Et tout ce qu'ils acceptent de donner &#224; l'ensemble des salari&#233;s fran&#231;ais, c'est une enveloppe de 260 000 euros alors que les conditions de travail sont d&#233;l&#233;t&#232;res. &#192; Beauvais, il manque une dizaine de postes et on tourne &#224; 15 000 heures suppl&#233;mentaires, soit environ 8 postes. De quoi se demander si l'absence de recrutement dont l'impact sur notre quotidien est tr&#232;s important, n'est pas une simple marge d'ajustement pour la direction du groupe.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div class='spip_document_3726 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://libertehebdo.c-real.org/docrestreint.api/3726/098823d603527dd5436fbc64425660940a4b2310f6f4fb1e9b4e1bd493c7b2dc/jpg/david_lecocq.jpg&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.c-real.org/local/cache-vignettes/L500xH656/david_lecocq-2b16d0d9-34275.jpg?1789154355' width='500' height='656' alt='' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;&lt;h6 class=&#034;spip&#034;&gt;3 questions &#224;...&lt;/h6&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;David Lecocq Secr&#233;taire de l'Union d&#233;partementale CGT de l'Aisne&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel &#233;tat d'esprit percevez-vous chez les cadres et militants syndicaux que vous c&#244;toyez ?&lt;/strong&gt;
Il n'y a pas, &#224; proprement parler, de d&#233;couragement comme on pourrait l'imaginer. Rapidement, la plupart des camarades ont compris que le gouvernement ne c&#233;derait pas. Et sans la mobilisation des capacit&#233;s de blocage de l'outil industriel, c'est compliqu&#233;. &#192; un moment, nous n'avions plus de possibilit&#233; d'&#233;largir le mouvement et d'atteindre la grand soir. En tout cas, la question des retraites n'est pas sortie des esprits et n'en sortira pas. Les salari&#233;s constatent l'horreur de l'application des d&#233;crets gr&#226;ce au simulateur de retraite. Ils voient la grande injustice que &#231;a cr&#233;e. En cela, la lutte des classes est perceptible, m&#234;me pour des personnes non politis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous continuez &#224; &#233;changer avec les autres organisations syndicales ?&lt;/strong&gt;
Oui, m&#234;me si pr&#233;sentement, je vous r&#233;ponds au nom de la CGT uniquement. Toutes les organisations se demandent ce qui n'a pas march&#233;, ce qu'il a manqu&#233;, peut &#234;tre n'y avait-il pas assez de poudre dans la barrique... Je vous le redis, mais les salari&#233;s savent bien qu'ils ont face &#224; eux un gouvernement lib&#233;ral. Certains, on le voit beaucoup sur les r&#233;seaux sociaux, parlent de &#8220;d&#233;mocrature&#8221; tant ils per&#231;oivent la violence du syst&#232;me politique actuel. Ils savent que Macron fait passer ses projets de loi en force et que la prochaine &#233;tape sera dure et cruelle. Malgr&#233; tout, et on a pu le constater dans les manifestations, il y a de la joie. La composition des manifestations &#233;tait multiple. On y croisait des gens politis&#233;s, d'autres, au contraire, qui &#233;tait dans le rejet du politique. Et justement, l&#224;, ils pouvaient tous s'exprimer. C'est important et c'est ce qui a conduit &#224; leur succ&#232;s. Apr&#232;s, nous nous interrogeons sur la variation entre le nombre de manifestants et le nombre actuel d'adh&#233;rents. Logiquement, nous aurions du engranger des adh&#233;sions en nombre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous leur donnez rendez-vous &#224; la rentr&#233;e ?&lt;/strong&gt;
Certainement pas. Si l'on laisse retomber le soufflet pendant l'&#233;t&#233;, il va y avoir une sentiment d'abandon. Nous allons prochainement recevoir du mat&#233;riel pour aller vers les salari&#233;s non-syndiqu&#233;s. Tout d&#233;pendra des forces en pr&#233;sence, mais il ne faut rien l&#226;cher. D'autant qu'en &#233;t&#233;, les conditions de travail se d&#233;gradent terriblement avec des chaleurs parfois extr&#234;mes. Les traces du confinement sont toujours l&#224;. Le monde du travail s'est retrouv&#233; coup&#233; en deux. D'un c&#244;t&#233; ceux qui partaient travailler dans des rues d&#233;sertes ; de l'autre, des travailleurs emprisonn&#233;s chez eux. Les gens attendaient qu'il y ait un bilan dress&#233;, mais rien n'a &#233;t&#233; fait. )]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Gr&#232;ve &#224; Pescanova, Valdunes toujours mobilis&#233;</title>
		<link>https://libertehebdo.c-real.org/economie-et-social/article/greve-a-pescanova-valdunes-toujours-mobilise</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.c-real.org/economie-et-social/article/greve-a-pescanova-valdunes-toujours-mobilise</guid>
		<dc:date>2023-06-16T12:39:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alan Bernigaud</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Sp&#233;cialis&#233;s dans la cuisson et le conditionnement de crevettes &#224; Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), les salari&#233;s de l'usine Pescanova sont en gr&#232;ve depuis le 6 juin. Une r&#233;action directe &#224; la pro- position de la direction de limiter la hausse des salaires &#224; 1% en 2023. &#171; C'est inadmissible ! Nous sommes les moins bien pay&#233;s parmi tous ceux et celles qui travaillent dans les entreprises du secteur avec des horaires de travail &#233;puisants &#187;, s'insurgent les gr&#233;vistes. Apr&#232;s vingt ans (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://libertehebdo.c-real.org/economie-et-social/" rel="directory"&gt;Economie et social&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sp&#233;cialis&#233;s dans la cuisson et le conditionnement de crevettes &#224; Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), les salari&#233;s de l'usine Pescanova sont en gr&#232;ve depuis le 6 juin. Une r&#233;action directe &#224; la pro- position de la direction de limiter la hausse des salaires &#224; 1% en 2023. &#171; &lt;i&gt;C'est inadmissible ! Nous sommes les moins bien pay&#233;s parmi tous ceux et celles qui travaillent dans les entreprises du secteur avec des horaires de travail &#233;puisants&lt;/i&gt; &#187;, s'insurgent les gr&#233;vistes. Apr&#232;s vingt ans d'anciennet&#233;, une ouvri&#232;re a ainsi, sur sa fiche de paie, un taux horaire de 11,53 euros avec des journ&#233;es durant jusqu'&#224; dix heures et demie. Soit 1 mis&#233;rable centimes de plus que le Smic. Les salari&#233;s revendiquent une augmentation salariale de 6%, contre les propositions de la direction de + 3 % puis de + 3,5 %.
Depuis le 13 juin, la gr&#232;ve reconductible s'&#233;tale sous la forme de roulement de deux heures par jour, provoquant un ralentissement de la production. Une r&#233;ouverture des n&#233;gociations a &#233;t&#233; annonc&#233;e par la direction tandis que les gr&#233;vistes menacent d'un durcissement du mouvement en cas de nouvel &#233;chec.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;union &#224; Matignon pour Valdunes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#192; la demande du maire de Trith-Saint-L&#233;ger, Dominique Savary (PCF), et du conseiller d&#233;partemental, Jean-Claude Dulieu (PCF), les repr&#233;sentants du personnel de Valdunes ont &#233;t&#233; re&#231;us &#224; Matignon le 11 juin. L'occasion pour eux de &#171; &lt;i&gt;rappeler l'incoh&#233;rence d'une &#233;ventuelle fermeture de cet outil de production unique en France &#224; l'heure de la n&#233;cessit&#233; de r&#233;industrialisation du pays et de la transition environnementale.&lt;/i&gt; &#187; Face au conseiller technique Victor Blonde, la d&#233;l&#233;gation a insist&#233; sur la n&#233;cessit&#233; de construire &#171; &lt;i&gt;un consortium autour d'un industriel s&#233;rieux comme Alstom avec l'&#201;tat, la SNCF et la RATP.&lt;/i&gt; &#187; &#201;lus et salari&#233;s estiment que le gouvernement a le choix entre opter &#171; &lt;i&gt;pour le d&#233;veloppement d'un secteur d'activit&#233; porteur d'avenir ou une nouvelle d&#233;pendance industrielle.&lt;/i&gt; &#187;
En r&#233;ponse, ils ont obtenu la confirmation du &#171; &lt;i&gt;maintien de la production jusqu'en d&#233;cembre&lt;/i&gt; &#187; et d'une &#171; &lt;i&gt;intervention de l'&#201;tat sur les appels d'offres de la SNCF&lt;/i&gt; &#187;. Bien que loin d'&#234;tre la priorit&#233; du gouvernement, une &#233;ventuelle participation de l'&#201;tat dans un montage &#233;conomique autour d'une reprise par un industriel n'a pas &#233;t&#233; totalement &#233;cart&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les salari&#233;s de Pescanova en gr&#232;ve pour les salaires et le respect</title>
		<link>https://libertehebdo.c-real.org/economie-et-social/article/les-salaries-de-pescanova-en-greve-pour-les-salaires-et-le-respect</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.c-real.org/economie-et-social/article/les-salaries-de-pescanova-en-greve-pour-les-salaires-et-le-respect</guid>
		<dc:date>2023-06-14T15:18:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno ARNOULT</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Depuis mardi 6 juin, les salari&#233;s de l'usine boulonnaise Pescanova, sp&#233;cialis&#233;e dans la cuisson et le conditionnement de crevettes, sont en gr&#232;ve. Le mouvement (2 heures par jour) est reconduit depuis par roulement, provoquant un ralentissement maximum de production. La proposition de la direction d'augmentation de 1 % pour l'ann&#233;e 2023 a mis le feu aux poudres. Pour les gr&#233;vistes : &#171; c'est inadmissible ! Nous sommes les moins bien pay&#233;s parmi tous ceux et celles qui travaillent dans les (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://libertehebdo.c-real.org/economie-et-social/" rel="directory"&gt;Economie et social&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.c-real.org/local/cache-vignettes/L150xH107/arton6002-d10a2.jpg?1789158661' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='107' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis mardi 6 juin, les salari&#233;s de l'usine boulonnaise Pescanova, sp&#233;cialis&#233;e dans la cuisson et le conditionnement de crevettes, sont en gr&#232;ve. Le mouvement (2 heures par jour) est reconduit depuis par roulement, provoquant un ralentissement maximum de production. La proposition de la direction d'augmentation de 1 % pour l'ann&#233;e 2023 a mis le feu aux poudres.
Pour les gr&#233;vistes : &#171; &lt;i&gt;c'est inadmissible ! Nous sommes les moins bien pay&#233;s parmi tous ceux et celles qui travaillent dans les entreprises de Cap&#233;cure avec des horaires de travail qui nous &#233;puisent&lt;/i&gt; &#187;.
Une ouvri&#232;re nous montre sa fiche de paie. Pour 20 ans d'anciennet&#233;, son taux horaire est de 11,53 &#8364;, &#224; comparer au Smic qui est de 11,52 &#8364;, et avec des journ&#233;es de travail qui peuvent durer jusqu'&#224; 10 h 30 mn.
La direction a commenc&#233; &#224; reculer en proposant 3 %, puis 3,5 %, mais les salari&#233;s maintiennent, compte tenu de l'inflation, leur revendication l&#233;gitime de 6%.
Une r&#233;ouverture des n&#233;gociations a &#233;t&#233; annonc&#233;e par la Direction.
Si elles n'aboutissent pas les gr&#233;vistes ont annonc&#233; un durcissement du mouvement. Cela s'est confirm&#233; ce 13 juin. Les communistes Boulonnais ont apport&#233; sur place leur soutien aux travailleurs en lutte.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Manon Ovion : &#8220;On a montr&#233; qu'il est possible de se battre pour la dignit&#233; et de gagner&#8221;</title>
		<link>https://libertehebdo.c-real.org/economie-et-social/article/manon-ovion-on-a-montre-qu-il-est-possible-de-se-battre-pour-la-dignite-et-de</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.c-real.org/economie-et-social/article/manon-ovion-on-a-montre-qu-il-est-possible-de-se-battre-pour-la-dignite-et-de</guid>
		<dc:date>2023-06-09T10:37:02Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alan Bernigaud</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#201;g&#233;rie des 78 jours de gr&#232;ve sur le site de Marquette-Lez-Lille, la d&#233;l&#233;gu&#233;e CGT de l'entreprise est devenue une figure nationale de la lutte contre les bas salaires. Apr&#232;s dix semaines de gr&#232;ve, les 72 salari&#233;es mobilis&#233;es ont repris le travail le 6 juin, non sans avoir obtenu gain de cause pour l'ensemble des 322 employ&#233;s de leur entrep&#244;t. Libert&#233; Hebdo : Quel accord avez- vous obtenu ? Manon Ovion : Il a &#233;t&#233; d&#233;cid&#233; des augmentations en net mensuel allant de 90 &#224; 140 euros, selon (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://libertehebdo.c-real.org/economie-et-social/" rel="directory"&gt;Economie et social&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.c-real.org/local/cache-vignettes/L84xH150/arton5990-03524.jpg?1789158661' class='spip_logo spip_logo_right' width='84' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#201;g&#233;rie des 78 jours de gr&#232;ve sur le site de Marquette-Lez-Lille, la d&#233;l&#233;gu&#233;e CGT de l'entreprise est devenue une figure nationale de la lutte contre les bas salaires. Apr&#232;s dix semaines de gr&#232;ve, les 72 salari&#233;es mobilis&#233;es ont repris le travail le 6 juin, non sans avoir obtenu gain de cause pour l'ensemble des 322 employ&#233;s de leur entrep&#244;t.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Libert&#233; Hebdo&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;Quel accord avez- vous obtenu ?&lt;/strong&gt;
&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Manon Ovion&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; : Il a &#233;t&#233; d&#233;cid&#233; des augmentations en net mensuel allant de 90 &#224; 140 euros, selon l'anciennet&#233; des salari&#233;es ainsi que l'int&#233;gration de 30 salari&#233;s int&#233;rimaires en CDI. Ce qui est fou, c'est que la direction a dit avoir peur des cons&#233;quences d'un arrangement. L'une des conditions de cet accord a donc &#233;t&#233; qu'il n'y ait pas de conflit entre celles qui ont tenu cette lutte et les salari&#233;es n'ayant pas fait gr&#232;ve. Je l'ai dit et je le redis : il n'y a aucune tension. Qui refuserait d'&#234;tre augment&#233; ? Ce combat a &#233;t&#233; men&#233; de pied ferme et tout le monde doit en profiter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Peut-on vraiment parler de combat pour la dignit&#233; ?&lt;/strong&gt;
Oui, clairement. Il faut avoir conscience qu'au-del&#224; de la victoire finale avec la hausse des salaires, il y avait d&#233;j&#224; une &#233;norme victoire dans le fait de s'&#234;tre mis en gr&#232;ve et d'avoir tenu t&#234;te &#224; la direction malgr&#233; tout ce que celle-ci a pu faire pour casser notre mobilisation. On a montr&#233; qu'il est possible de se battre pour la dignit&#233; et de gagner. Du 20 mars &#224; la reprise du travail le 6 juin, il s'est &#233;coul&#233; deux mois et demi, c'est &#233;norme. On a connu de v&#233;ritables montagnes russes &#233;motionnelles, car faire gr&#232;ve c'est dur et quand il y a de la r&#233;pression encore plus. Tout du long, nous n'avons pas oubli&#233; pourquoi nous avions entam&#233; cette lutte. C'est la d&#233;termination qui fait le reste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vertbaudet est-il devenu un symbole national ?&lt;/strong&gt;
Je ne pensais pas que notre gr&#232;ve allait prendre une telle ampleur. On est sorties pour demander &#224; vivre dignement, avec des salaires rehauss&#233;s devant un co&#251;t de la vie en augmentation. Cette proportion nationale est avant tout du fait de la direction, c'est elle qui l'a aliment&#233;e, car ce conflit n'aurait pas d&#251; durer plus de quelques jours. M&#234;me nous, nous ne pensions pas que &#231;a irait au-del&#224; d'une semaine ou deux. Finalement, cette gr&#232;ve a dur&#233;, car l'entreprise n'a pas voulu nous &#233;couter et avec tous les soutiens que l'on a re&#231;us, notre lutte a pris une proportion nationale inimaginable au d&#233;but. C'est une bonne chose, on a peut-&#234;tre ouvert la voie pour d'autres. Si je fais partie d'une organisation syndicale, c'est pour d&#233;fendre les salari&#233;s et j'invite les autres syndicats &#224; faire gr&#232;ve et aller jusqu'au bout pour obtenir des avanc&#233;es sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En tant que d&#233;l&#233;gu&#233;e syndicale, vous avez connu une forte exposition m&#233;diatique, &#234;tes-vous d&#233;sormais &#224; l'aise dans ce r&#244;le ?&lt;/strong&gt;
On ne peut pas dire que je sois &#224; l'aise, ce cap-l&#224; n'a pas &#233;t&#233; pass&#233;. Je suis quelqu'un de tr&#232;s timide et je suis discr&#232;te de nature, donc cette gr&#232;ve a bouscul&#233; ma personnalit&#233;. Mais ce que je retiens, c'est vraiment la fiert&#233; collective d'avoir tenu bon et de savoir que tout le monde pourra profiter de cette augmentation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#192; Leffrinckoucke, Fabien Roussel expose les moyens de sauver Valdunes</title>
		<link>https://libertehebdo.c-real.org/economie-et-social/article/a-leffrinckoucke-fabien-roussel-expose-les-moyens-de-sauver-valdunes</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.c-real.org/economie-et-social/article/a-leffrinckoucke-fabien-roussel-expose-les-moyens-de-sauver-valdunes</guid>
		<dc:date>2023-06-02T15:39:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mack Salman , Thomas Messaoudine</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#8220;On ne gagnera une &#233;lection, quelle qu'elle soit, que si on remporte des victoires sociales et &#233;cologistes&#8221;, s'est &#233;cri&#233; le d&#233;put&#233; du Nord, dans un colloque parisien organis&#233; par Lib&#233;ration. Cette volont&#233; de vaincre s'est manifest&#233;e le 31 mai &#224; la forge de Valdunes lors d'une mobilisation. Les salari&#233;s se sont de nouveau mobilis&#233;s, ce 31 mai, contre la fermeture annonc&#233;e des deux usines de Valdunes, &#224; Trith-Saint-L&#233;ger et &#224; Leffrinckoucke. C'est devant cette derni&#232;re qu'&#233;tait organis&#233; un (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://libertehebdo.c-real.org/economie-et-social/" rel="directory"&gt;Economie et social&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.c-real.org/local/cache-vignettes/L150xH100/arton5979-e5cad.jpg?1789158663' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#8220;On ne gagnera une &#233;lection, quelle qu'elle soit, que si on remporte des victoires sociales et &#233;cologistes&#8221;, s'est &#233;cri&#233; le d&#233;put&#233; du Nord, dans un colloque parisien organis&#233; par Lib&#233;ration. Cette volont&#233; de vaincre s'est manifest&#233;e le 31 mai &#224; la forge de Valdunes lors d'une mobilisation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les salari&#233;s se sont de nouveau mobilis&#233;s, ce 31 mai, contre la fermeture annonc&#233;e des deux usines de Valdunes, &#224; Trith-Saint-L&#233;ger et &#224; Leffrinckoucke. C'est devant cette derni&#232;re qu'&#233;tait organis&#233; un rassemblement. Malgr&#233; la reprise du travail le 23 mai apr&#232;s l'obtention d'une prime de 1 050 euros mensuelle et le versement des salaires des vingt jours de gr&#232;ve, plus d'une centaine de personnes &#233;taient r&#233;unies pour rappeler leurs peurs et leurs impatiences face &#224; l'attente d'un repreneur. L'actionnaire unique chinois MA Steel ayant annonc&#233; son retrait total. Responsable m&#233;thode au sein de la forge depuis quinze ans, Olivier Bournisien explique : &#171; Il y a beaucoup de d&#233;missions. Les salari&#233;s sont dans l'incertitude, ils pr&#233;f&#232;rent aller autre part, rien que cette semaine on a eu deux d&#233;parts. Parmi eux, beaucoup retournent dans la sid&#233;rurgie, &#224; Arcelor par exemple. &#187; En soutien aux manifestants, Fabien Roussel &#233;tait &#224; nouveau sur place. Face aux salari&#233;s, il a propos&#233; un compte rendu d&#233;taill&#233; de son entretien, tenu la veille, avec le ministre de l'&#201;conomie, Bruno Le Maire, et celui de l'Industrie, Roland Lescure. Au programme, les avanc&#233;es du dossier et sa vision pour attirer de nouveaux investisseurs. &#171; &lt;i&gt;En premier lieu, la question &#233;nerg&#233;tique. C'est ce qu'il faut r&#233;gler en priorit&#233;. Il faut trouver, avec Ascometal, une solution pour que Valdunes soit ind&#233;pendante, ait son propre r&#233;seau et compteur &#233;lectrique. On est &#224; c&#244;t&#233; de la centrale de Gravelines, vous b&#233;n&#233;ficiez de l'&#233;lectricit&#233; nucl&#233;aire la plus d&#233;carbon&#233;e d'Europe, et normalement la moins ch&#232;re, a clam&#233; le d&#233;put&#233; du Nord devant l'assistance. Les pi&#232;ces produites ailleurs au bilan carbone plus mauvais que le n&#244;tre ne doivent pas &#234;tre dans la commande publique. La SNCF ou la RATP doivent privil&#233;gier les pi&#232;ces provenant de Valdunes.&lt;/i&gt; &#187; De quoi trouver l'approbation des ouvriers. &#171; En second lieu, il faut r&#233;gler la question du fret. On va donc aller voir le ministre des Transports et SNCF Fret pour remettre en &#233;tat la voie ferroviaire Coudekerque-Leffrinckoucke pour transporter le mat&#233;riel &#187;, a pour- suivi le communiste, qui estime &#224; 7 millions d'euros les travaux n&#233;cessaires, &#171; &lt;i&gt;si la SNCF investit, la R&#233;gion suivra et nous trouverons une solution.&lt;/i&gt; &#187;
De son c&#244;t&#233;, Olivier Bournisien s'impatiente : &#171; &lt;i&gt; Des bruits de couloir disent que Lucchini ou Decaflor, des concurrents, seraient candidats pour un rachat. Mais je n'y crois pas vraiment. Ils n'ont aucun int&#233;r&#234;t &#224; nous reprendre, ils ont le m&#234;me savoir-faire que nous et sont fortement d&#233;velopp&#233;s dans le sud de la France, estime le salari&#233; qui esp&#232;re que sera d&#233;fendue la fabrication fran&#231;aise. On a encore des clients qui nous appellent tous les jours.&lt;/i&gt; &#187; Alors qu'Emmanuel Macron annon&#231;ait en grandes pompes, le 12 mai &#224; Dunkerque, un plan pour acc&#233;l&#233;rer l'ouverture de nouvelles usines, le contraste saute aux yeux. Ce que ne comprend pas Philippe Lihouck, d&#233;l&#233;gu&#233; syndical CGT Valdunes Leffrinckoucke : &#171; &lt;i&gt;Ce discours d'en haut &#8211; &#8220;On va r&#233;industrialiser et garder le savoir-faire essentiel en France&#8221;&#8211; nous choque. Valdunes est justement le cas d'&#233;cole pour prouver ce souhait de r&#233;industrialiser le pays et conserver le savoir-faire. Il y a les paroles, mais il faut des r&#233;sultats ! J'ai bien l'impression qu'ils ne sont pas &#224; la hauteur de ce qui est affich&#233;, regrette le syndicaliste. On avait demand&#233; la nationalisation temporaire de l'entreprise, on ne l'a pas eu. Cela aurait rassur&#233; les clients et on aurait pu garder le personnel. Le savoir-faire est encore l&#224;, mais pour combien de temps encore ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;95 des 236 emplois
menac&#233;s chez Valdunes sont sur le site de Leffrinckoucke.
18 millions de tonnes d'acier sont produites chaque ann&#233;e &#224; la forge.
14 milliardsde dollars, c'est le chiffre d'affaires annuel de MA Steel.
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Notre d&#233;bat : les enjeux du 6, du 8 juin et de l'avenir</title>
		<link>https://libertehebdo.c-real.org/economie-et-social/article/notre-debat-les-enjeux-du-6-du-8-juin-et-de-l-avenir</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.c-real.org/economie-et-social/article/notre-debat-les-enjeux-du-6-du-8-juin-et-de-l-avenir</guid>
		<dc:date>2023-06-02T12:35:45Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mourad Guichard, Alan Bernigaud</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#192; la veille des journ&#233;es des 6 et 8 juin, trois militants politiques et syndicaux se sont retrouv&#233;s autour de la table de Libert&#233; Hebdo, le temps d'un &#233;change &#224; b&#226;tons rompus. Au menu, la crise d&#233;mocratique et institutionnelle qui agite le pays ; mais aussi, la recherche de perspectives pour que l'&#233;lan cr&#233;&#233; par l'unit&#233; syndicale ne retombe pas. Cette rencontre a eu lieu la veille du tour de force de Renaissance qui s'est d&#233;roul&#233;, mercredi 31 juin, au Palais-Bourbon. Celui-ci a consist&#233; &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://libertehebdo.c-real.org/economie-et-social/" rel="directory"&gt;Economie et social&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.c-real.org/local/cache-vignettes/L150xH113/arton5977-2ead6.jpg?1789158663' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; la veille des journ&#233;es des 6 et 8 juin, trois militants politiques et syndicaux se sont retrouv&#233;s autour de la table de Libert&#233; Hebdo, le temps d'un &#233;change &#224; b&#226;tons rompus. Au menu, la crise d&#233;mocratique et institutionnelle qui agite le pays ; mais aussi, la recherche de perspectives pour que l'&#233;lan cr&#233;&#233; par l'unit&#233; syndicale ne retombe pas. Cette rencontre a eu lieu la veille du tour de force de Renaissance qui s'est d&#233;roul&#233;, mercredi 31 juin, au Palais-Bourbon. Celui-ci a consist&#233; &#224; tordre le cou au r&#232;glement de l'Assembl&#233;e afin de vider de sa substance, la proposition de loi du groupe Libert&#233;s, ind&#233;pendants, outre-mer et territoires (Liot). &#192; savoir, le d&#233;part &#224; la retraite plafonn&#233; &#224; 62 ans. Plusieurs &#233;lus, dont Charles de Courson (voir p.7) ont indiqu&#233; qu'un nouvel amendement sera d&#233;pos&#233; le 8 juin. D'autres, selon nos informations, s'interrogent sur le d&#233;p&#244;t d'une motion de censure &#224; cette m&#234;me date.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;div class='spip_document_3681 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://libertehebdo.c-real.org/docrestreint.api/3681/f5a1acb3feb607812022ac0e3a0bff30105c0b687083180cc25dad6d7c970cb1/jpg/moi.jpg&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.c-real.org/local/cache-vignettes/L500xH705/moi-b37578be-6e6ce.jpg?1789158664' width='500' height='705' alt='' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Laurent Wartelle&lt;/p&gt;
&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Laurent Wartelle est responsable du syndicat CFE-CGC pour les Hauts-de-France. C'est lui qui prend le premier la parole pour tirer les premiers enseignements de la mobilisation contre la r&#233;forme des retraites.
&#171; &lt;i&gt;Depuis le d&#233;but de la bataille, l'intersyndicale est rest&#233;e unie. Certains partis nous ont soutenu d&#232;s le d&#233;part et notre p&#233;tition a recueilli plusieurs centaines de milliers de signatures. Face &#224; cette importante mobilisation, le gouvernement a affich&#233; un profond mutisme alors m&#234;me que le projet n'avait pas &#233;t&#233; discut&#233; en amont. &#192; l'Assembl&#233;e nationale et au S&#233;nat, la majorit&#233; pr&#233;sidentielle a utilis&#233; tous les artifices pour faire capoter la proposition de loi du groupe Liot&lt;/i&gt; [Libert&#233;s, ind&#233;pendants, outre-mer et territoires, NDLR]. &lt;i&gt;La journ&#233;e d'action du 6 juin sera l&#224; pour montrer, une fois de plus, que la majorit&#233; de nos organisations et la majorit&#233; des Fran&#231;ais sont contre ce projet, et le principe, c'est aussi que le 8 juin, la proposition de loi puisse &#234;tre sou tenue par une majorit&#233; de d&#233;put&#233;s.&lt;/i&gt; &#187; Cette journ&#233;e particuli&#232;re peut-elle faire &#233;voluer le cours des choses ? Le cadre syndical y croit.
&#171; &lt;i&gt;Oui, &#231;a peut changer les choses dans la mesure o&#249; on y croit encore. Elle s'adresse aussi aux d&#233;put&#233;s deux jours avant le vote. Un parlementaire doit &#233;couter et entendre ce que ses administr&#233;s ont &#224; lui dire. Si le gouvernement ne veut pas nous entendre, eux le peuvent. Sinon, ils risquent de ne pas &#234;tre r&#233;&#233;lus. C'est le principe de la politique.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;div class='spip_document_3682 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://libertehebdo.c-real.org/docrestreint.api/3682/9a9296636e8cb69f0fcdd6c48fb38e756055abec6128d936e9641c3edf7da78c/jpg/lh1587_p04-05_table_ronde_erwan_c_soizic_lozachmeur.jpg&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.c-real.org/local/cache-vignettes/L500xH333/lh1587_p04-05_ta-a4093ce6-094d6.jpg?1789158664' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Erwan Jacquemart&lt;/p&gt;
&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est au tour d'Erwan Jacquemart, secr&#233;taire &#224; la vie du parti pour le PCF du Nord de prendre la parole. Il revient sur la force de l'unit&#233; tant politique que syndicale.
&#171; &lt;i&gt;Ce que je partage, c'est l'importance de l'unit&#233; syndicale qui dure encore aujourd'hui. Cette union sacr&#233;e [rires] qui tient dans le temps, je ne l'avais jamais connue. Elle fait office de mod&#232;le pour le monde politique et la gauche toute enti&#232;re. Elle a mis dans la rue des gens qui se mobilisaient pour la premi&#232;re fois. C'est une vraie r&#233;ussite. Nous avons eu parall&#232;lement des meetings communs avec la Nupes. Il va &#233;galement y avoir un concert de soutien &#224; la caisse de gr&#232;ve au soir du 6 juin, initiative coorganis&#233;e avec es partis de gauche et les syndicats. Gr&#226;ce &#224; ce mouvement, il y a eu des rapprochements, des rencontres qui vont compter pour la suite. Le 8 juin, les parlementaires vont devoir se prononcer. La motion de censure, loup&#233;e de neuf voix, c'est autre chose qu'une proposition de loi. J'entendais la pr&#233;sidente de l'Assembl&#233;e dire que cette PPL est anticonstitutionnelle. Mais ce vote va &#234;tre plus que symbolique : chaque citoyen regardera avec int&#233;r&#234;t le vote de son d&#233;put&#233;. Politiquement, &#231;a va laisser des traces. Apr&#232;s le 8 juin, on verra ce que donnera la suite de ce mouvement...&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;div class='spip_document_3683 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.c-real.org/local/cache-vignettes/L500xH497/lh1587_p04-05_ta-398c3ad5-2795e.jpg?1789158665' width='500' height='497' alt='' /&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;G&#233;rard Chatin&lt;/p&gt;
&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Avec ses deux casquettes, l'une de militant de l'aile gauche du PS de l'Oise, l'autre de militant CGT &#224; l'union locale de Beauvais, G&#233;rard Chatin aborde cette unit&#233; politique et syndicale &#233;voqu&#233;e par les pr&#233;c&#233;dents intervenants.
&#171; &lt;i&gt;Je n'avais pas vu de tels rassemblements depuis 1995. Parall&#232;lement &#224; l'unit&#233; syndicale, il y a une le&#231;on &#224; tirer de l'unit&#233; politique. La Nupes a montr&#233; son union tout au fil de ce mouvement, ce qui lui donner du sens. Ce conflit est d'une le&#231;on de choses entre les d&#233;mocrates et les autoritaires. Avant, Macron &#233;tait sur le registre ni droite ni gauche, alors qu'il s'av&#232;re de droite et tr&#232;s autoritaire contre le peuple, contre l'Assembl&#233;e, contre les corps interm&#233;diaires. On le savait, mais l&#224;, c'est incroyable. Et la Ligue des droits de l'Homme qui a &#233;t&#233; mise &#224; l'index, c'est inimaginable, on n'avait pas vu &#231;a depuis Vichy. Ce gouvernement fonctionne &#224; l'autoritarisme contre tous, tout en &#233;tant minoritaire &#224; l'Assembl&#233;e nationale. Ce qui doit se passer le 8 juin est d'autant plus important. Car on peut &#234;tre en d&#233;saccord sur un texte de loi et pas forc&#233;ment vouloir faire tomber le gouvernement. C'est l&#224; toute l'importance de cette PPL propos&#233;e par des gens qu'on ne peut pas taxer d'ultra-gauche , le groupe Liot. On a l'im pression de se retrouver avec un CNR recr&#233;&#233; avec des centristes.&lt;/i&gt; &#187;
Erwan Jacquemart rebondit alors sur la question d&#233;mocratique que pose l'attitude du gouvernement depuis le d&#233;but du mouvement et ses possibles cons&#233;quences. &#171; &lt;i&gt;Le gouvernement joue un jeu dangereux en ignorant ce qui se passe, pas seulement dans la rue, mais dans tout le pays. Si la PPL est adopt&#233;e, ce sera important symboliquement, m&#234;me si on sait qu'ils vont tout faire apr&#232;s pour revenir dessus.&lt;/i&gt; &#187; Le militant communiste craint-il un d&#233;mobilisation en cas de rejet ? &#171; &lt;i&gt;Je crains une r&#233;action de col&#232;re comme quand il y a eu recours au 49 3 et les rassemblements qui ont suivi. Ils ont &#233;t&#233; marqu&#233;s par un durcissement face &#224; la police. Je crains une explosion dans certains endroits, et ce, &#224; court terme. Et &#224; long terme, un profond d&#233;go&#251;t des citoyens. On se plaint d&#233;j&#224; des participations aux &#233;lections qui sont faibles... Et derni&#232;re, c'est une voie royale pour le Rassemblement national et Marine Le Pen. Pourquoi cette col&#232;re ne profite pas &#224; la Nupes ? C'est tout le probl&#232;me [rires]. Il faut du temps pour gagner la bataille des id&#233;es et faire en sorte que les richesses qui existent soient partag&#233;es.&lt;/i&gt; &#187;
Laurent Wartelle abonde dans ce sens. &#171; &lt;i&gt;Il faut lutter contre la d&#233;sillusion de nos concitoyens. Quand on n'a plus rien vers quoi se tourner, on peut arriver &#224; une col&#232;re qui peut &#234;tre r&#233;cup&#233;r&#233;e par des mouvements extr&#234;mes. Comme le disait Erwan, l'extr&#234;me droite est en train de r&#233;cup&#233;rer une fraction de cette population. Le principe selon lequel la gauche on a essay&#233;, la droite on a essay&#233;, pourquoi pas l'extr&#234;me droite, ne peut &#234;tre viable pour le monde du travail.&lt;/i&gt; &#187;
En compl&#233;ment de r&#233;f lexion, G&#233;rard Chatin tente de recenser des perspectives. &#171; &lt;i&gt;J'ai commenc&#233; &#224; militer &#224; une &#233;poque o&#249; les syndicats &#233;taient fortement implant&#233;s et il y avait une culture de l'&#233;ducation populaire qui a compl&#232;tement disparu. Elle jouait un r&#244;le formateur pour les partis et les syndicats. Aujourd'hui, le combat du lib&#233;ralisme a impr&#233;gn&#233; toute notre soci&#233;t&#233;. Ce ne sont pas la droite et la gauche qui ont &#233;t&#233; essay&#233;es, ce sont des candidats successifs qui ont plut&#244;t &#233;chou&#233; &#224; transformer le pays. Le probl&#232;me, c'est qu'&#224; gauche, il n'y a pas un candidat qui apparaisse comme une alternative. Nous sommes h&#233;las compl&#232;tement li&#233;s au syst&#232;me de la Ve R&#233;publique. &#192; gauche, nous sommes quelques uns &#224; penser &#224; la VIe . Mais que met on dedans ? C'est ce d&#233;bat d'id&#233;es qu'il nous faut mener tr&#232;s rapidement. Il faut l'union avec les forces syndicales, associatives, politiques et recr&#233;er ce mouvement que nous avons connu dans les ann&#233;es 70 et qui a conduit &#224; un gouvernement de gauche.&lt;/i&gt; &#187;
Pour Erwan Jacquemart, cette transition vers une nouvelle R&#233;publique pose plusieurs questions. &#171; &lt;i&gt;Il faut qu'elle soit port&#233;e par le plus grand nombre, ce qui n'est malheureusement pas encore le cas. Nous sommes militants politiques et syndicaux, nous avons une certaine vision des choses, pas toujours tout &#224; fait claire, d'ailleurs. Si on faisait un sondage, pour la majorit&#233; des Fran&#231;ais, cette histoire de nouvelle constitution est abstraite. Les retraites, c'est quelque chose de concret. C'est notre travail en tant que partis politiques de gauche de porter cela et de d&#233;crire l'impasse institutionnelle dans laquelle nous sommes. &lt;/i&gt; &#187; G&#233;rard Chatin insiste, lui, sur l'apport positif de ces luttes. &#171; &lt;i&gt;Tout ce qui s'est pass&#233; durant cette p&#233;riode a nourri le d&#233;bat et le combat collectif. On a vu de nouveaux adh&#233;rents rejoindre les syndicats et les partis. Mais &#231;a ne suffira pas. Il nous faut revenir &#224; un projet commun. Tout ce qui est pos&#233;e dans la lutte &#233;cologique revient &#224; combattre les fondements du capitalisme. La lutte des classes revient dans le d&#233;bat politique, il y a une conscience politique &#224; redonner &#224; tout cela. D'ici l&#224;, il faut que la journ&#233;e du 6 juin soit un succ&#232;s. Il faut aller jusqu'au bout pour montrer notre union intacte et notre capacit&#233; &#224; r&#233;sister.&lt;/i&gt; &#187;
En guise de conclusion, les trois intervenants ont spontan&#233;ment affich&#233; leur optimisme. &lt;strong&gt;Laurent Wartelle&lt;/strong&gt;. On est rest&#233;s unis, il faut continuer &#224; l'&#234;tre sur tous les sujets pr&#233;gnants, comme les salaires, les attaques contre le climat, les enjeux soci&#233;taux... Comme je crois en la nature humaine, je crois en notre capacit&#233; collective &#224; reprendre le dialogue j'esp&#232;re que le gouvernement saura restaurer la confiance.
&lt;strong&gt;Erwan Jacquemart&lt;/strong&gt;. Le mot de la fin, c'est que ce n'est pas la fin. Malgr&#233; la d&#233;faite apparente, toute cette mobilisation pousse la majorit&#233; dans ses derniers retranchements. On ne se bat jamais pour rien et il y a encore un message d'espoir &#224; porter. Le
Conseil national de la R&#233;sistance portait la notion de Jours heureux, et sans faire la promotion du livre de Fabien Roussel &#171; &lt;i&gt;Les jours heureux sont devant nous&lt;/i&gt; &#187;, et bien cette formule, j'y crois dur comme fer.
&lt;strong&gt;G&#233;rard Chatin&lt;/strong&gt;. Erwan et moi n'avons pas choisi le m&#234;me parti, mais je crois que notre combat et nos objectifs sont communs. L'union, c'est &#224; la base qu'elle doit se faire et autour du concret, du vivant. Nos probl&#232;mes d'inflation, de conditions de travail, c'est l&#224;-dessus qu'il faut travailler pour apporter des solutions. Et &#231;a doit se faire dans la d&#233;mocratie contrairement au gouvernement qui pratique l'autoritarisme.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;Une r&#233;forme sous tr&#232;s haute pression&lt;/h3&gt;&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;5 mois de coups de force institutionnels et de mobilisations historiques&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;10 JANVIER 2023&lt;/strong&gt; La Premi&#232;re ministre pr&#233;sente le projet de loi (PJL). L'intersyndicale (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, UNSA, Solidaires et FSU) annonce une premi&#232;re journ&#233;e de manifestations et de gr&#232;ves le 19 janvier.
&lt;strong&gt;17 JANVIER&lt;/strong&gt; Le gouvernement fait appliquer l'article 47.1 de la Constitutionpour limiter le d&#233;bat &#224; 50 jours.
&lt;strong&gt;19 JANVIER&lt;/strong&gt; 1&#232;re journ&#233;e d'action 2 millions de salari&#233;s dans la rue selon les syndicats, 1,12 million selon la police.
&lt;strong&gt;30 JANVIER&lt;/strong&gt; D&#233;but de l'examen du PJL &#224; l'Assembl&#233;e.
&lt;strong&gt;31 JANVIER &lt;/strong&gt; 2e journ&#233;e d'action. 2,5 millions selon les syndicats, 1,27 million selon la police.
&lt;strong&gt;7 F&#201;VRIER&lt;/strong&gt; 3 e journ&#233;e d'action. 2 millions selon les syndicats, 757 000 selon la police.
&lt;strong&gt;11 F&#201;VRIER&lt;/strong&gt; 4 e journ&#233;e d'action. 1,8 million selon les syndicats, 963 000 selon la police.
&lt;strong&gt;16 F&#201;VRIER&lt;/strong&gt; 5e journ&#233;e d'action. 440 000 selon la police.
&lt;strong&gt;17 F&#201;VRIER&lt;/strong&gt; Fin des deux semaines d'examen du PJL &#224; l'Assembl&#233;e, sans avoir pu voter le texte.
&lt;strong&gt;28 F&#201;VRIER&lt;/strong&gt; D&#233;but d'examen du PJL au S&#233;nat
&lt;strong&gt;7 MARS&lt;/strong&gt; 6e journ&#233;e d'action. Les plus fortes manifestations depuis le d&#233;but du mouvement. Plus de 3 millions selon les syndicats, 1 280 000 selon la police.
&lt;strong&gt;8 MARS&lt;/strong&gt; Journ&#233;e d'action contre les injustices du projet pour les femmes
&lt;strong&gt;11 MARS&lt;/strong&gt; Le gouvernement recourt &#224; l'article 44.3 de la constitution, pour bloquer le vote au S&#233;nat. 7e journ&#233;e d'action. Des centaines de milliers selon les syndicats, 368 000 selon la police.
&lt;strong&gt;15 MARS&lt;/strong&gt; La commission mixte paritaire (7 d&#233;put&#233;s + 7 s&#233;nateurs) propose une version commune du PJL. 8e journ&#233;e d'action. 1,5 million selon les syndicats, 480 000 selon la police.
&lt;strong&gt;6 AVRIL&lt;/strong&gt; 11e journ&#233;e d'action. Plus de 2 millions selon les syndicats, 570 000 selon la police.
&lt;strong&gt;13 AVRIL&lt;/strong&gt; 12e journ&#233;e. Plus de 1,5 million selon les syndicats, 380 000 selon la police.
&lt;strong&gt;14 AVRIL&lt;/strong&gt; Le Conseil constitutionnel valide la loi et rejette la demande de RIP.
&lt;strong&gt;15 AVRIL&lt;/strong&gt;, 3 h 28 Le pr&#233;sident de la R&#233;publique promulgue la loi Retraites et le Journal officiel la publie dans la foul&#233;e.
&lt;strong&gt;20 AVRIL&lt;/strong&gt; Le groupe Liot d&#233;pose une proposition de loi pour abroger le &#8220;recul de l'&#226;ge effectif de d&#233;part &#224; la retraite&#8221;. Cette PPL sera examin&#233;e le 8 juin.
&lt;strong&gt;1er MAI&lt;/strong&gt; 13e journ&#233;e de mobilisation. 2 millions selon les syndicats, 782 000 selon la police.
&lt;strong&gt;2 MAI&lt;/strong&gt; L'intersyndicale appelle &#224; une nouvelle journ&#233;e d'action le 6 juin, pour rappeler aux d&#233;put&#233;s le rejet massif de la r&#233;forme par les salari&#233;s et appuyer proposition de loi de Liot.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Face &#224; l'ent&#234;tement du pouvoir, la r&#233;ponse de la rue sera d&#233;terminante&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_3684 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://libertehebdo.c-real.org/docrestreint.api/3684/67f6152725de403004faa397300de2ed2b513c2952c748952ae274ab116ee673/png/capture_d_e_cran_2023-06-02_a_14.26_37.png&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.c-real.org/local/cache-vignettes/L500xH247/capture_d_e_cran-cc28ffa7-105f1.png?1789158665' width='500' height='247' alt='' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;Maintenir la pression, encore et encore. Devenu un mantra depuis le d&#233;but de l'ann&#233;e, cette r&#233;solution se mat&#233;rialise par des manifestations monstres port&#233;es par une intersyndicale unie et une col&#232;re sourde qui monde dans la soci&#233;t&#233;. Nouveau jour de mobilisation contre la r&#233;forme des retraites c&#244;ch&#233; depuis un mois, le mardi 6 juin promet d'&#234;tre historique dans cette bataille politique et sociale.&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;parer une quinzi&#232;me journ&#233;e de mobilisation g&#233;n&#233;rale en moins de cinq mois est loin d'&#234;tre une chose ais&#233;e. D'autant que si l'appel &#224; la gr&#232;ve le mardi 6 juin a &#233;t&#233; pass&#233; en intersyndicale et que ce sera en cort&#232;ges unis que d&#233;fileront des millions de personnes dans les rues de France, chaque territoire a ses sp&#233;cificit&#233;s. Aussi, &#224; l'instar de plusieurs manifestations pr&#233;c&#233;dentes, les syndicats de l'Oise ont donn&#233; un seul et m&#234;me point de rendez-vous &#224; l'ensemble des habitants et travailleurs du d&#233;partement : rue du Port &#224; Bateaux &#224; 11h. Une ville dans laquelle a eu lieu ce mardi 30 mai, une ''casserolade&#034; organis&#233;e par les syndicats locaux pour marquer la col&#232;re &#171; contre la r&#233;forme des retraites, les id&#233;es d'extr&#234;me droite l'instrumentalisation des Jeux Olympiques de Paris 2024. &#187;
Sur le littoral aussi ce 6 juin va &#234;tre intense avec des appels &#224; la gr&#232;ve dans les trois ports les plus importants de la r&#233;gion que sont Dunkerque, Calais et Boulogne-sur-Mer. Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral CGT du port de cette derni&#232;re ville, Wilfried Mataguez mise sur une forte mobilisation. &#171; On va &#224; nouveau r&#233;pondre &#224; l'appel de l'intersyndicale en arr&#234;tant l'activit&#233; et en rejoignant la mobilisation interprofessionnelle. Si l'on compte les diff&#233;rents m&#233;tiers du port, nous serons une bonne centaine &#224; manifester et le port sera bloqu&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h5 class=&#034;spip&#034;&gt;&#8220;Il y aura toujours des moments o&#249; l'on rappellera notre col&#232;re&#8221;&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;De l'autre c&#244;t&#233; des Hauts-de-France, le territoire de l'Aisne accueillera a minima, quatre manifestations, &#224; Laon, Soisson, Hirson et Saint-Quentin. &#171; On est conscient des difficult&#233;s financi&#232;res et du co&#251;t d'une journ&#233;e de gr&#232;ve. Surtout que pour l'immense majorit&#233; des personnes qui seront pr&#233;sentes le 6 juin, ce ne sera pas la premi&#232;re fois de l'ann&#233;e. Nous avons donc, avec les autres syndicats, d&#233;cid&#233; de jouer la carte de la proximit&#233; en proposant des cort&#232;ges en diff&#233;rents points du d&#233;partement pour &#233;viter que les manifestants paient un plein d'essence &#187;, indique David Lecocq, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral CGT de la Pr&#233;fecture de l'Aisne. Ici comme ailleurs, si les discours et slogans sont encore en pr&#233;paration, &#171; la revendication reste la m&#234;me. On est oppos&#233; &#224; la mise en &#339;uvre de cette r&#233;forme et aux m&#233;thodes du gouvernement pour la faire passer. La pratique populaire dans la rue est un moyen de montrer que les travailleurs sont contre ce projet, mais aussi d'affirmer &#224; Emmanuel Macron qu'il y aura toujours des moments o&#249; l'on rappellera notre col&#232;re &#187;, pr&#233;cise le c&#233;g&#233;tiste de l'Aisne. &#192; l'aube d'une semaine sociale et politique d&#233;cisive, les forces syndicales avancent une fois de plus unies. De quoi ancrer 2023 comme un tournant dans l'histoire r&#233;cente des mobilisations ? L'avenir nous le dira au travers des dossiers qui suivront.
Pour l'heure, l'illustration de cette symbiose se retrouve notamment avec la CFDT qui maintient son cap &#171; pour manifester le refus de la r&#233;forme des retraites. &#187; Une mobilisation en intersyndicale &#171; face &#224; l'ent&#234;tement du gouvernement &#187; per&#231;ue pour la centrale orange comme un soutien &#224; la &#171; r&#233;elle opportunit&#233; de voir les 64 ans retir&#233;s avec le projet de loi qui sera d&#233;battu le 8 juin &#224; l'Assembl&#233;e nationale &#187; qui se r&#233;sume sous un mot d'ordre clair : &#171; mets tes baskets pour la retraite. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;Rendez-vous :&lt;/h3&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Compi&#232;gne, 11h&lt;/strong&gt; : Rue du Port &#224; Bateaux&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Saint-Omer, 14h&lt;/strong&gt; : Parvis de la gare&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Amiens, 14h&lt;/strong&gt; : Maison de la Culture&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Lille, 14h30&lt;/strong&gt; : Porte de Paris&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Dunkerque, 14h30 &lt;/strong&gt; : Place de la gare&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Valenciennes, 10h&lt;/strong&gt; : Place d'Armes&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Saint-Quentin, 16h&lt;/strong&gt; : Place du 8 octobre&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Arras, 9h30&lt;/strong&gt; : Place de la gare
&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;La parole &#224;...&lt;/h3&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Frank Hivez, CGT B&#233;n&#233;dicta, Seclin&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_3686 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.c-real.org/local/cache-vignettes/L190xH264/capture_d_e_cran-a6b48984-6aec1.png?1789158665' width='190' height='264' alt='' /&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Nous appelons &#233;videmment &#224; la gr&#232;ve pour ce 6 juin. Pour nous, ce n'est pas la fin. Le mot d'ordre est de rester mobilis&#233;s jusqu'au retrait. On parle moins de cette r&#233;forme ces derniers temps, mais elle est toujours pr&#233;sente. Faire gr&#232;ve, ce n'est pas juste appuyer sur un bouton, mais si l'&#233;cart entre les mobilisations nous a permis de rester en intersyndicale, alors c'est une bonne chose. Pour nous qui travaillons en 3/8, une retraite &#224; plus de 60 ans, et m&#234;me &#224; plus de 55 ans, est inconcevable.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Mouadh Aboudi, CGT Energies, Lille&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_3687 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.c-real.org/local/cache-vignettes/L182xH260/capture_d_e_cran-4ecdf9d8-4e14d.png?1789158666' width='182' height='260' alt='' /&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le 6 juin, nous serons toujours en ordre de bataille pour montrer que nous refusons cette r&#233;forme et mettre la pression sur les d&#233;put&#233;s pour le 8 juin. Nous sommes mobilis&#233;s depuis le 19 janvier, cela commen&#231;ait &#224; devenir difficile mais nous avons eu le temps de recharger les batteries depuis les derni&#232;res manifestations. De plus, l'&#201;tat veut abroger notre r&#233;gime pionnier pour les nouveaux employ&#233;s &#224; partir de septembre lorsqu'il n'y aucune raison de le faire, il est m&#234;me exc&#233;dentaire !&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Anthony Godart, employ&#233; Buffalo Grill, Laon&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_3685 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://libertehebdo.c-real.org/docrestreint.api/3685/1c5aef7c4e17044a2346daf50b524722080123b225fe8936971039efb5786429/jpg/buffalo_anthonyg-9.jpg&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.c-real.org/local/cache-vignettes/L500xH332/buffalo_anthonyg-cb4c486b-2f111.jpg?1789158666' width='500' height='332' alt='' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Je manifesterai m&#234;me si ce n'est pas vraiment la culture du milieu dans lequel je travaille, notamment avec mon conflit r&#233;cent avec ma direction. Ma situation personnelle, avec de longues p&#233;riodes d'incapacit&#233; de travailler, fait que je n'aurais pas de retraite convenable avant mes 67 ans. Personne ne tient dans la restauration jusqu'&#224; 67 ans ! J'appelle mes coll&#232;gues &#224; se syndiquer et manifester pour que la protection de nos droits soit assur&#233;e dans un milieu o&#249; ce n'est pas souvent le cas.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Concert des artistes pour nos droits et libert&#233;s</title>
		<link>https://libertehebdo.c-real.org/economie-et-social/article/concert-des-artistes-pour-nos-droits-et-libertes</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.c-real.org/economie-et-social/article/concert-des-artistes-pour-nos-droits-et-libertes</guid>
		<dc:date>2023-06-01T15:13:27Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mack Salman </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Organis&#233; pour alimenter les caisses de gr&#232;ves par l'intersyndicale et la Ligue des droits de l'Homme, un concert d'artistes, tels que HK, Fr&#233;d&#233;ric Fromet ou encore Baasta prendra place de 18 h 49 &#224; 21h33 cours Saint Sauveur, au 218 rue Camille Gu&#233;rin &#224; Lille. L'acc&#232;s au concert sera permis conditionn&#233; &#224; un don aux caisses de gr&#232;ve.&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://libertehebdo.c-real.org/economie-et-social/" rel="directory"&gt;Economie et social&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.c-real.org/local/cache-vignettes/L106xH150/arton5971-e8cd5.jpg?1789158666' class='spip_logo spip_logo_right' width='106' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Organis&#233; pour alimenter les caisses de gr&#232;ves par l'intersyndicale et la Ligue des droits de l'Homme, un concert d'artistes, tels que HK, Fr&#233;d&#233;ric Fromet ou encore Baasta prendra place de 18 h 49 &#224; 21h33 cours Saint Sauveur, au 218 rue Camille Gu&#233;rin &#224; Lille. L'acc&#232;s au concert sera permis conditionn&#233; &#224; un don aux caisses de gr&#232;ve.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La r&#233;pression syndicale en place pour casser la gr&#232;ve</title>
		<link>https://libertehebdo.c-real.org/economie-et-social/article/la-repression-syndicale-en-place-pour-casser-la-greve</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.c-real.org/economie-et-social/article/la-repression-syndicale-en-place-pour-casser-la-greve</guid>
		<dc:date>2023-05-19T14:47:51Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alan Bernigaud</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s neuf semaines de gr&#232;ve pour obtenir une augmentation de salaire, les salari&#233;s de l'usine Vertbaudet ont vu la r&#233;pression contre leur mobilisation monter d'un cran. Une syndicaliste s'est retrouv&#233;e &#224; l'h&#244;pital apr&#232;s une tentative d'&#233;vacuation des forces de l'ordre tandis qu'un d&#233;l&#233;gu&#233; CGT a &#233;t&#233; agress&#233; chez lui. &#192; la violence sociale, s'ajoutent les atteintes physiques chez Vertbaudet. En quelques jours, la tension a connu un nouveau paroxysme &#224; Marquette-lez-Lille (Nord) o&#249; (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://libertehebdo.c-real.org/economie-et-social/" rel="directory"&gt;Economie et social&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.c-real.org/local/cache-vignettes/L150xH89/arton5943-dff45.jpg?1789158667' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='89' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s neuf semaines de gr&#232;ve pour obtenir une augmentation de salaire, les salari&#233;s de l'usine Vertbaudet ont vu la r&#233;pression contre leur mobilisation monter d'un cran. Une syndicaliste s'est retrouv&#233;e &#224; l'h&#244;pital apr&#232;s une tentative d'&#233;vacuation des forces de l'ordre tandis qu'un d&#233;l&#233;gu&#233; CGT a &#233;t&#233; agress&#233; chez lui.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; la violence sociale, s'ajoutent les atteintes physiques chez Vertbaudet. En quelques jours, la tension a connu un nouveau paroxysme &#224; Marquette-lez-Lille (Nord) o&#249; l'entrep&#244;t de l'enseigne de pu&#233;riculture est au c&#339;ur d'une lutte pour la dignit&#233;. Un drame en plusieurs actes qui a pour toile de fond les fondamentaux de la r&#233;pression syndicale. Depuis le 20 mars, les piquets de gr&#232;ve sont pos&#233;s, dans une tension certaine entre bataille sociale pour obtenir une augmentation des salaires et d&#233;saccords en interne. Toujours prompts &#224; intervenir quand il s'agit de diplomatie et de d&#233;samor&#231;age de conflit, les forces de l'ordre ont fait une entr&#233;e remarqu&#233;e dans la douloureuse pi&#232;ce de th&#233;&#226;tre qui se joue. Cela en deux temps. &#192; commencer, le mardi 16 mai, par l'intervention remarqu&#233;e par sa brutalit&#233; de policiers venus d&#233;loger ces perturbateurs.
Claudia, 36 ans et m&#232;re de famille en r&#233;mission d'un cancer fait alors partie des gr&#233;vistes pr&#233;sents ce matin-l&#224;. Elle sera &#233;vacu&#233;e par un policier z&#233;l&#233; qui, selon les t&#233;moins, l'aurait &#171; &lt;i&gt; attrap&#233;e par le cou et tra&#238;n&#233;e&lt;/i&gt; &#187; au sol. Mission r&#233;ussie pour le gardien de la paix, puisque la salari&#233;e terminera sa journ&#233;e &#224; l'h&#244;pital. R&#233;sultat, quatre jours d'ITT et une plainte contre ledit policier. Dans la foul&#233;e, la CGT d&#233;nonce &#171; une entrave grave et d'une atteinte au droit constitutionnel de gr&#232;ve &#187; tandis que la pr&#233;fecture du Nord explique l'intervention par une r&#233;ponse positive &#224; la demande &#171; &lt;i&gt;d'expulsion de tout occupant illicite de son site&lt;/i&gt; &#187; port&#233;e par la direction de Vertbaudet.
Alors que la journ&#233;e se passe sous le sceau de l'indignation syndicale, des r&#233;actions politiques et des tentatives pr&#233;fectorales de d&#233;samor&#231;age du sujet, le summum (actuel) de cette crise sociale intervient dans la soir&#233;e de la mani&#232;re la plus l&#226;che qui soit.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Au bon souvenir des barbouzes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Rentr&#233; chez lui apr&#232;s cette difficile journ&#233;e de mobilisation, l'un des d&#233;l&#233;gu&#233;s syndicaux de l'entreprise a le droit &#224; une visite surprise. &#171; &lt;i&gt;Trois hommes sont arriv&#233;s et m'ont agress&#233; devant chez moi, sous les yeux de mon enfant. Ils m'ont attrap&#233;, embarqu&#233; dans une voiture, menac&#233; et vol&#233; mon portefeuille avant de me rel&#226;cher quelques kilom&#232;tres plus loin&lt;/i&gt; &#187;, nous raconte encore choqu&#233; le leader CGT qui pr&#233;f&#232;re garder l'anonymat par peur que les repr&#233;sailles promises contre sa famille n'aient lieu. &#171; &lt;i&gt;Que la s&#233;curit&#233; de ma famille soit menac&#233;e, c'est fou. Ils savaient des choses sur ma femme et mes enfants qui me font peur.&lt;/i&gt; &#187; Aucune violence physique n'a lieu durant les quelques minutes que durent cette s&#233;questration, le salari&#233; expliquant que l'un des membres de ce commando a arr&#234;t&#233; un autre qui allait le frapper. &#171; &lt;i&gt;Il lui a dit non, pas de traces.&lt;/i&gt; &#187; Le salari&#233; n'&#233;chappera toutefois pas &#224; un gazage en r&#232;gle. R&#233;v&#233;l&#233;e le lendemain par un communiqu&#233; virulent de la CGT Vertbaudet, l'affaire prend des proportions encore plus importantes avec les nombreuses indignations qu'elle suscite. Le d&#233;l&#233;gu&#233; syndical &#233;met l'hypoth&#232;se qu'il s'agisse de policiers en civil. La possibilit&#233; d'une exp&#233;dition punitive est &#233;galement &#233;voqu&#233;e, diligent&#233;e ou non par la direction de l'entreprise. Cette derni&#232;re a r&#233;agi en affirmant respecter le droit de gr&#232;ve et en condamnant ces violences. Si la victime ne souhaite pas porter plainte par peur, le Parquet de Lille s'est auto-saisi de l'affaire. De son c&#244;t&#233;, l'IGPN-la police des polices-a contact&#233; d'elle-m&#234;me le syndicaliste pour faire la lumi&#232;re sur ces &#233;v&#233;nements. Les r&#233;seaux sociaux, la classe politique (essentiellement du c&#244;t&#233; de la Nupes), les syndicats ou encore la Ligue des droits de l'Homme sont en &#233;bullition. &#171; &lt;i&gt;Cette histoire est choquante et refl&#232;te un climat de violence qui nous inqui&#232;te depuis un certain temps. Il faut faire la lumi&#232;re sur le sujet, mais dans tous les cas, les personnes charg&#233;es du maintien de l'ordre ont une obligation morale sup&#233;rieure avec un devoir d'exemplarit&#233;. Et s'il s'agit d'un groupe d'extr&#234;me droite constitu&#233;, l&#224; il y aurait un v&#233;ritable motif pour dissoudre cette organisation. Il faut regarder cette affaire avec prudence et ne pas s'emballer&lt;/i&gt; &#187;, temp&#232;re Alain Vantroys, secr&#233;taire du comit&#233; r&#233;gional de la LDH pour les Hauts-de-France.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des salari&#233;s en &#171; symbole d'une France qui souffre &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Avocat de la CGT, Me Ioannis Kapopoulos assure ne pas com- prendre &#171; &lt;i&gt; la disproportion entre une demande justifi&#233;e de hausse de salaire par des salari&#233;s, dont aucun ne touche plus de 1 500 euros par mois et les violences observ&#233;es. C'est un droit constitutionnel de faire gr&#232;ve, et ces personnes en lutte sont le symbole d'une France en souffrance face &#224; une direction aux moyens financiers importants qui pr&#233;f&#232;rent le conflit plut&#244;t que d'am&#233;liorer le quotidien de ses salari&#233;s par un geste dont l'enveloppe globale serait minime pour l'entreprise.&lt;/i&gt; &#187; Appelant lui aussi au calme, l'avocat sp&#233;cialiste des contentieux confie attendre les r&#233;sultats de l'enqu&#234;te pour ne pas envenimer la situation. En attendant et qui qu'ils puissent &#234;tre, des barbouzes peu amateurs de lutte sociale veillent &#224; maintenir un climat de r&#233;pression syndicale. Pour autant, le syndicaliste agress&#233; l'assure, &#171; &lt;i&gt;il est hors de question que je leur donne raison en arr&#234;tant ce combat.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;Chronologie d'une lutte&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;La lutte des Vertbaudet a d&#233;but&#233; le 20 mars dernier, peu de temps apr&#232;s que la direction a annonc&#233; des profits records sans qu'il y ait eu de hausses de salaires. Les travailleuses pay&#233;es au Smic, quelle que soit leur anciennet&#233;, d&#233;cident d'organiser un piquet de gr&#232;ve qui sera bris&#233; par la police &#224; plusieurs reprises. Le 14 avril, elles re&#231;oivent la visite de Sophie Binet, leader de la CGT fra&#238;chement &#233;lue, qui appelle au boycott de la marque. Le 25 avril, le syndicat saisit la justice pour recours abusif &#224; des int&#233;rimaires en vue de briser la gr&#232;ve. Il sera d&#233;bout&#233;. Le 15 mai, deux syndicalistes sont interpel&#233;s et plac&#233;s en garde-&#224;-vue au commissariat de Lille. Le lendemain, s'appuyant sur un arr&#234;t&#233; vieux de plus d'un mois, le pr&#233;fet proc&#232;de au d&#233;mant&#232;lement du piquet de gr&#232;ve. Une d&#233;cision qui s'accompagne, selon les syndicats, de violences polici&#232;res notables.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'air du temps effraie</title>
		<link>https://libertehebdo.c-real.org/economie-et-social/article/l-air-du-temps-effraie</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.c-real.org/economie-et-social/article/l-air-du-temps-effraie</guid>
		<dc:date>2023-05-19T13:22:57Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Emmanuel Devaux </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Bien que le pouvoir s'affirme sourd et aveugle aux mobilisations historiques, il d&#233;ploie un arsenal r&#233;pressif sans pr&#233;c&#233;dent contre les manifestants. Un effritement continu de l'&#201;tat de droit. &#128227; Victoire ! Le Parquet de Lille doit effacer ce fichier ill&#233;gal de manifestants opposants &#224; la #ReformeDesRetraites. Une mobilisation collective qui a permis la d&#233;fense des droits et libert&#233;s. https://t.co/2wj82WMnhY&#8212; LDH France (@LDH_Fr) May 19, 2023 Victoire pour les plaignants et coup de frein (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://libertehebdo.c-real.org/economie-et-social/" rel="directory"&gt;Economie et social&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.c-real.org/local/cache-vignettes/L150xH100/arton5942-d4e8c.png?1789158667' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Bien que le pouvoir s'affirme sourd et aveugle aux mobilisations historiques, il d&#233;ploie un arsenal r&#233;pressif sans pr&#233;c&#233;dent contre les manifestants. Un effritement continu de l'&#201;tat de droit.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&#034;twitter-tweet&#034;&gt;&lt;p lang=&#034;fr&#034; dir=&#034;ltr&#034;&gt;&#128227; Victoire ! Le Parquet de Lille doit effacer ce fichier ill&#233;gal de manifestants opposants &#224; la &lt;a href=&#034;https://twitter.com/hashtag/ReformeDesRetraites?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw&#034;&gt;#ReformeDesRetraites&lt;/a&gt;. Une mobilisation collective qui a permis la d&#233;fense des droits et libert&#233;s. &lt;a href=&#034;https://t.co/2wj82WMnhY&#034;&gt;https://t.co/2wj82WMnhY&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; LDH France (@LDH_Fr) &lt;a href=&#034;https://twitter.com/LDH_Fr/status/1659537945752133634?ref_src=twsrc%5Etfw&#034;&gt;May 19, 2023&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt; &lt;script async src=&#034;https://platform.twitter.com/widgets.js&#034; charset=&#034;utf-8&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;Victoire pour les plaignants et coup de frein &#224; l'autoritarisme croissant. Ce 19 mai, le tribunal administratif de Lille a donn&#233; tort au parquet et raison &#224; la Ligue des droits de l'Homme (LDH), au Syndicat des avocats de France (SAF) et &#224; l'Association de d&#233;fense des libert&#233;s constitutionnelles (Adelico) en jugeant ill&#233;gal le fichier du parquet sur les gard&#233;s &#224; vue lors des manifestations contre la r&#233;forme des retraites. Par cons&#233;quent le jugement rendu ordonne la destruction dudit fichier. L'audience s'&#233;tait tenue lundi 15 mai, apr&#232;s saisie de la LDH, du SF et de l'Adelico qui r&#233;clamaient la cessation imm&#233;diate du fichage politique et clandestin des manifestantes et manifestants gard&#233;s &#224; vue et la destruction de ces fichiers. Cette pratique sauvage au sein de certains parquets, r&#233;v&#233;l&#233;e par &lt;i&gt;Mediapart&lt;/i&gt;, le 5 mai, franchit un nouveau palier dans la r&#233;pression de l'opposition citoyenne. Droit dans ses bottes, le minist&#232;re de la Justice a justifi&#233; ces proc&#233;dures douteuses par l'existence d'un d&#233;cret relatif &#224; une base de donn&#233;es ant&#233;rieure. Gaz, grenades, LBD, drones, bonds offensifs, nasses et gardes &#224; vue en masse, cette derni&#232;re d&#233;cennie, les manifestant.e.s ont appris &#224; se familiariser avec les techniques du maintien de l'ordre et le lexique des armes de plus en plus dangereuses, mutilantes et meurtri&#232;res employ&#233;es par les forces dites de &#171; s&#233;curit&#233; &#187; en France. Les moqueries &#224; l'&#233;gard de d&#233;fil&#233;s syndicaux &#8211; raill&#233;s il n'y a pas si longtemps comme de p&#233;p&#232;res &#171; manifs-merguez &#187; &#8211; ont progressivement c&#233;d&#233; la place &#224; la peur. Panique d'&#234;tre bloqu&#233;s dans des rues satur&#233;es de lacrymog&#232;nes, d'&#234;tre cibl&#233;s par des d&#233;ferlements de violences &#171; l&#233;gitimes &#187; et choqu&#233;s par des traumatismes durables.
Il y a quatre ans, la f&#233;roce r&#233;pression des Gilets Jaunes traduisait l'irruption dans les centres-villes des m&#233;thodes polici&#232;res jusqu'ici &#171; r&#233;serv&#233;es &#187; aux p&#233;riph&#233;ries populaires. Aujourd'hui, ce sont les cort&#232;ges d&#233;clar&#233;s et organis&#233;s en bonne et due forme qui subissent les d&#233;rives et les exc&#232;s justifi&#233;s il y a encore peu &#224; l'encontre des manifs &#171; sauvages &#187;. Au nom d'une suppos&#233;e d&#233;fense de l'Etat de droit, on voit se l&#233;galiser des caract&#233;ristiques des r&#233;gimes autoritaires. &#171; &lt;i&gt;Le nombre d'arrestations et de garde-&#224;-vue est en nette hausse depuis le d&#233;but du mouvement social,&lt;/i&gt; alerte Dominique Simonnot, la contr&#244;leuse g&#233;n&#233;rale des lieux de privation de libert&#233;.&lt;i&gt; Elles s'accompagnent d'atteintes aux droits, de gens enferm&#233;s dans des conditions immondes, de gens ramass&#233;s au hasard. La technique est simple : vous p&#234;chez tout ce que vous pouvez, vous les garder au chaud dans la perspective des manifs &#224; venir. &#199;a refroidit, &#231;a intimide.&lt;/i&gt; &#187;
A travers cette politique volontaire d'intimidation collective polici&#232;re ET judiciaire, c'est la normalisation de proc&#233;dures-baillons &#224; l'encontre de la contestation pacifique, l&#233;gale et l&#233;gitime des politiques gouverne- mentales qui est aujourd'hui d&#233;nonc&#233;e de plus en plus vivement par les d&#233;fenseurs des libert&#233;s publiques.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;div class='spip_document_3653 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://libertehebdo.c-real.org/docrestreint.api/3653/d14fa7b0a3d3b6d1617935b693acba214c3cdb33b20bab5da44edafdc81352a9/jpg/img_0131_copie.jpg&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://libertehebdo.c-real.org/local/cache-vignettes/L500xH604/img_0131_copie-d460465d-b9dbe.jpg?1789158668' width='500' height='604' alt='' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Un recueil saisissant de t&#233;moignages de manifestants gilets jaunes incarc&#233;r&#233;s pour des faits b&#233;nins : &lt;i&gt;Je ne pensais pas prendre du ferme &lt;/i&gt; (&#201;ditions du bout de la ville).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; L'intersyndicale a s&#233;duit la population et nous pla&#238;t aussi. &#187;</title>
		<link>https://libertehebdo.c-real.org/economie-et-social/syndicats/article/l-intersyndicale-a-seduit-la-population-et-nous-plait-aussi</link>
		<guid isPermaLink="true">https://libertehebdo.c-real.org/economie-et-social/syndicats/article/l-intersyndicale-a-seduit-la-population-et-nous-plait-aussi</guid>
		<dc:date>2023-05-19T10:42:42Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alan Bernigaud</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#192; quelques pas de la journ&#233;e d'action du 6 juin, Murielle Guilbert, cod&#233;l&#233;gu&#233;e g&#233;n&#233;rale de l'Union syndicale Solidaires, est t&#233;moin et actrice du nouvel &#233;lan que connaissent les organisations de d&#233;fense des salari&#233;s, port&#233;es par la forte dynamique contre la r&#233;forme des retraites. Avez-vous observ&#233; une hausse des adh&#233;sions dans votre syndicat depuis le d&#233;but de la mobilisation contre la r&#233;forme des retraites ? Murielle Guilbert. Comme les autres syndicats, on a observ&#233; une hausse des (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://libertehebdo.c-real.org/economie-et-social/syndicats/" rel="directory"&gt;Syndicats&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://libertehebdo.c-real.org/local/cache-vignettes/L150xH110/arton5938-d25fd.jpg?1789153964' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='110' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; quelques pas de la journ&#233;e d'action du 6 juin, Murielle Guilbert, cod&#233;l&#233;gu&#233;e g&#233;n&#233;rale de l'Union syndicale Solidaires, est t&#233;moin et actrice du nouvel &#233;lan que connaissent les organisations de d&#233;fense des salari&#233;s, port&#233;es par la forte dynamique contre la r&#233;forme des retraites.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avez-vous observ&#233; une hausse des adh&#233;sions dans votre syndicat depuis le d&#233;but de la mobilisation contre la r&#233;forme des retraites ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Murielle Guilbert&lt;/strong&gt;. Comme les autres syndicats, on a observ&#233; une hausse des adh&#233;sions. L'Union syndicale Solidaires n'&#233;tant pas une conf&#233;d&#233;ration, nous n'avons pas de centralisation des fichiers des adh&#233;rents qui recense l'ensemble des syndicats qui composent notre organisation. Cela rend l'&#233;valuation chiffr&#233;e plus complexe.
On estime &#224; plus de 3 000 les adh&#233;sions suppl&#233;mentaires par rapport &#224; la m&#234;me date l'ann&#233;e derni&#232;re. Il y a toutefois des nuances. Cette hausse s'observe particuli&#232;rement dans le secteur priv&#233;, comme &#224; Solidaires-Informatique qui est un petit syndicat, mais qui a enregistr&#233; une augmentation de 40 % d'adh&#233;sions. C'est plus que significatif. De l'autre c&#244;t&#233;, certains syndicats forts, comme Solidaires-Finances Publiques n'ont pas observ&#233; de vague de ralliements puisqu'&#233;tant d&#233;j&#224; majoritaire dans le secteur. Donc oui, il y a une augmentation des adh&#233;sions, mais celle-ci est variable selon l'implantation des
syndicats. Et puis on a aussi celles et ceux qui ne savent pas vers qui se tourner et qui contactent le national. Il y a une d&#233;marche a minima de renseignements, c'est l&#224; le r&#233;sultat d'un effet de visibilit&#233; apport&#233; par le combat contre la r&#233;forme des retraites. L'id&#233;e fondamentale du besoin de rejoindre des collectifs de d&#233;fense pour mener des luttes est pr&#233;sente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'intersyndicale est-elle le meilleur moyen pour attirer de nouveaux militants ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout le monde a reconnu que cette unit&#233; syndicale large a prouv&#233; la capacit&#233; des organisations &#224; aller outre leurs diff&#233;rences et &#224; les accepter pour trouver un d&#233;nominateur commun &#224; la lutte. Cela a donn&#233; une image de responsabilit&#233; et de force qui montre que l'on est capable de peser face au gouvernement et d&#233;fendre les plus pr&#233;caires face aux r&#233;formes n&#233;olib&#233;rales qui s'encha&#238;nent.
L'intersyndicale a s&#233;duit la population et nous pla&#238;t aussi ; on veut voir comment &#224; l'avenir on pourra porter des revendications communes pour &#234;tre plus fort.
Si on nous avait dit, il y a un an, qu'on serait dans une intersyndicale aussi forte avec la CFDT, on aurait &#233;t&#233; peu &#224; le croire. Mais nous avons avanc&#233; pas-&#224;-pas, un rapport de confiance a &#233;t&#233; &#233;tabli et nos modalit&#233;s d'appel singuli&#232;res offrent une compl&#233;mentarit&#233;.
Quand on a un objectif clair comme le retrait de la r&#233;forme, on peut facilement pr&#233;server l'unit&#233;. L&#224;, une autre phase de l'intersyndicale va s'ouvrir : celle de l'&#233;largissement des revendications et des th&#233;matiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Peut-on parler de culture fran&#231;aise de la d&#233;fense des droits des salari&#233;s ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne sais pas si l'on peut dire qu'il y a une culture syndicale mais, ce qui est s&#251;r, c'est qu'il y a des sp&#233;cificit&#233;s fran&#231;aises. D&#233;j&#224;, ce que l'on peut dire par rapport aux chiffres, c'est que dans notre pays, nous sommes dans une approche d'adh&#233;sion volontaire aux syndicats. C'est une sp&#233;cificit&#233; importante &#224; pr&#233;server. Parce que parfois, il est point&#233; que d'autres pays europ&#233;ens ont des taux d'adh&#233;sion bien plus importants. C'est vrai, mais ces chiffres sont biais&#233;s puisque dans ces pays, il est quasiment obligatoire de se syndiquer pour obtenir en contrepartie des aides sociales. Nous sommes loin de cette approche l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Y a-t-il d'autre sp&#233;cificit&#233;s chez nous ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a les sujets de fond. En Allemagne, il y a une modalit&#233; de n&#233;gociation beaucoup plus pouss&#233;e qu'en France. Mais, en contrepartie, il est interdit aux syndicats de se porter sur les sujets dits politiques. Tout passe par des n&#233;gociations obligatoires avec le patronat et le gouvernement. C'est une autre approche de la d&#233;fense des droits des salari&#233;s.
En France, les travailleurs viennent trouver les syndicats &#224; deux types de moments. Lors de luttes intenses, comme on a pu l'observer avec la mobilisation des derniers mois, et quand ils subissent une discrimination, un licenciement ou une injustice dans le cadre de leur travail. Cela &#233;tant dit, il n'est pas facile de faire voir les syndicats comme une solution de lutte m&#234;me si la situation actuelle et l'approche syndicale &#224; la Fran&#231;aise avec une volont&#233; de transformation sociale est une bonne mani&#232;re de rappeler le r&#244;le des syndicats et la n&#233;cessit&#233; de se mobiliser lors d'appels &#224; la gr&#232;ve. C'est pourquoi il est tr&#232;s r&#233;ducteur dans le fait de regarder uniquement le nombre de syndiqu&#233;s. Ce serait consid&#233;rer que l'appel des organisations syndicales n'a pas d'impact au-del&#224; de leurs adh&#233;rents. Il faut voir le tableau dans son enti&#232;ret&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le syndicalisme &#224; la fran&#231;aise est-il inspirant ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rouleau compresseur n&#233;olib&#233;ral qui lamine de par le monde fait que sur un combat comme celui contre la r&#233;forme des retraites et plus largement la politique du gouvernement, l'action syndicale est scrut&#233;e. Le 1er mai a &#233;t&#233; l'objet d'une v&#233;ritable solidarit&#233; internationale. On a fait venir des syndicats de nombreux pays qui ont affirm&#233; voir la mobilisation fran&#231;aise comme un espoir, un exemple &#224; porter et mettre en place chez eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La mobilisation des derniers mois a-t-elle permis de d&#233;poussi&#233;rer l'image des syndicats, notamment chez les jeunes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne dirai pas qu'il y a eu un mouvement de fonds de la jeunesse. Elle subit des choses tr&#232;s violentes depuis des ann&#233;es. Le Covid a aussi &#233;t&#233; un choc et une cause d'isolement moral important. Et puis l'&#201;tat attend d'eux une certaine docilit&#233;, on le voit avec le Service national universel (SNU) ou avec les r&#233;pressions polici&#232;res allant jusque dans les lyc&#233;es. Certaines images terribles ont marqu&#233; les esprits. La capacit&#233; &#224; se mobiliser dans les syndicats est soumise &#224; cela aussi. Toutefois, on le note, il y a un v&#233;ritable investissement de la jeunesse sur les questions de f&#233;minisme et environnementales. Je pense que Solidaires, de part certaines pratiques et approches, a une ouverture que d'autres syndicats n'ont pas forc&#233;ment. C'est pourquoi je ne dirai pas que nous sommes, &#224; Solidaires, concern&#233;s par un d&#233;poussi&#233;rage. Par exemple, &#231;a a &#233;t&#233; naturel pour nous d'accueillir dans son cort&#232;ge le Pink Bloc sur les causes LGBT ou l'Alliance &#233;cologiste et sociale compos&#233;e de diff&#233;rentes associations. Cela a donn&#233; des cort&#232;ges extr&#234;mement dynamiques portant une image &#224; l'oppos&#233; du vieux clich&#233; des syndicats. De toute fa&#231;on, toutes les organisations syndicales &#233;voluent, &#224; diff&#233;rentes vitesses, mais ce qui est s&#251;r, c'est que la France va sortir de ce mouvement social avec une autre id&#233;e des syndicats. C'est aussi li&#233; &#224; la capacit&#233; &#224; faire des liens avec les mouvements &#233;cologistes et f&#233;ministes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
